Comment peut-on laisser mourir au nom de la religion?

Une salle des Témoins de Jéhovah.... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Une salle des Témoins de Jéhovah.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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Le Nouvelliste

Je me sens de plus en plus troublé par ces extrémistes qui sous le couvert de l'ordre, de la religion, de sectes, sacrifient volontairement, au nom de Dieu, Jéhovah, Allah, Mahomet ou autres, de jeunes et innocentes victimes.

On nous assure, dans tous les cas que ce Dieu (dont ils se servent) est infini, dans sa bonté, dans sa justice. 

Quelle justice y a-t-il à faire mourir une jeune femme de 27 ans qui vient de donner naissance à un enfant pétri dans l'amour, attendu avec amour, déjà chéri dans le corps, le coeur et l'âme même de cette si belle maman?

Qui dit vrai entre ces dieux? Lequel est le seul, le bon? Comment choisir? Comment écouter? Qui suivre?

L'Écriture au passé, celle qu'un ou des hommes ont écrite il y a deux mille cinq cents ans, est-ce la seule qui dit vrai? N'y a-t-il aucun sage (homme ou femme) contemporain proposant à la fois de nouvelles réflexions et une orientation spirituelle compatible avec l'évolution même «de nous les hommes»?

Pourquoi écoutons-nous et acceptons-nous ces charlatans qui vivent aux dépends de notre naïveté? Pourquoi, sciemment, les laissons-nous tuer nos jeunes mères? Les laisser entrer dans nos vies est une erreur, un vrai péché d'aujourd'hui.

La liberté des peuples, ce que le Québec et le Canada offre à tous, est-elle aussi celle de laisser, (faire) mourir, sans assistance réelle, ceux ayant besoin du sang provenant d'une autre personne?

Le sang «don de vie». La vie s'en va, il n'y a pas de don! Un don est refusé. Quel grand malheur... Le fruit de ses entrailles gémit, ouvre de grands yeux sur la vie. Quand et comment, ce petit ange vivra-t-il la chaleur, la douceur de la peau de sa mère? Il aura fallu six jours d'agonie à une soeur, et à la police du sang, pour mener cette maman à la mort.

Qui d'un dieu (n'importe lequel) où d'un homme (quel qu'il soit) a ordonné (dans le sens de mettre en ordre) à la vie de lentement s'éteindre? Aussi pourquoi?

Gérald St-Arnaud

Québec

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