Oui, le changement climatique est bien réel

L'oléoduc Énergie Est transporterait le pétrole de l'Alberta... (Archives Le Soleil)

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L'oléoduc Énergie Est transporterait le pétrole de l'Alberta vers l'Atlantique.

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Le Nouvelliste

Que devrait faire le Canada concernant l'enjeu des changements climatiques? Pourquoi pas construire un oléoduc qui traverserait l'Alberta, la Saskatchewan, le Manitoba, l'Ontario, le Québec et le Nouveau-Brunswick et qui transporterait 1,1 million de barils de pétrole par jour. C'est ce que propose le projet Énergie Est de TransCanada. Pourtant, comme on sait que l'homme est responsable du réchauffement climatique, on devrait se rendre à l'évidence qu'il faut changer d'orientation en matière énergétique, ce qui nous libérerait de notre dépendance au pétrole qui ne va pas en diminuant.

Il faut définitivement arrêter de dire que le passage d'un oléoduc sur le territoire québécois aurait des répercussions positives importantes sur notre économie. Les retombées économiques versus le risque de déversement qui engendrerait des coûts astronomiques n'en valent catégoriquement pas la peine. 

De plus, on tente davantage d'aller vers une économie sans pétrole afin de respecter l'environnement et ce projet va complètement à l'encontre de ce principe. Ce n'est pas comme si les ressources manquaient! Il est fort possible d'utiliser le potentiel de chaque région pour se bâtir une économie durable et sans endommager la terre. Je pense à l'hydro-électricité, le solaire, les éoliennes... Mais nos transports nécessitent du pétrole? Pourquoi ne pas électrifier nos transports? Les ressources et le potentiel ne manquent pas chez nous. Le pétrole ne devrait plus être une dépendance pour notre société en 2016 qui sait à quel point cette énergie fossile est nocive. 

Pourquoi ne pas utiliser le potentiel sur place afin de faire rouler notre économie et notre société? De plus, 75 % de la trajectoire du pipeline passerait dans les milieux agricoles alors que ces terres représentent uniquement 2 % du territoire québécois et qui servent dans notre économie. Le reste passerait dans nos rivières et le fleuve Saint-Laurent. La province devient ainsi un point bien stratégique au Canada pour l'exportation future de pétrole des sables bitumineux d'Alberta. C'est un projet qui implique la quasi-totalité du Canada mais qui ne profitera qu'à une province: l'Alberta! 

Le projet vante la création d'emplois, et ce, directement au Québec. Le chiffre? Cent trente-trois emplois dont peu seront permanents. Voilà un secteur qui crée beaucoup d'emplois pour notre société et qui ainsi fait prospérer notre province. C'est complètement ridicule. Il faut également dire que c'est uniquement 34 000 personnes au Canada qui ont signé une pétition propipeline dont la majorité des signataires sont originaires de l'Alberta.

Non seulement le passage d'un oléoduc aurait des répercussions sur la géographie, la société et l'économie, il comporte d'énorme risques environnementaux qui ne sont pas à négliger, surtout en 2016. Le pipeline Énergie Est générerait à lui seul 30 millions de tonnes de gaz à effet de serre par année! C'est à croire que TransCanada n'est donc pas au courant des effets néfastes que cela entraîne et de la situation de notre planète.

En tant que jeune citoyenne qui souhaite que ses enfants vivent dans un monde viable et évolué, je dis non au passage d'un oléoduc rempli de pétrole sale. Pourquoi ne pas se tourner vers des énergies vertes, réutilisables, non polluantes pour l'environnement et qui sauront tout de même mettre en valeur notre société et faire prospérer notre économie? 

Justine Cossette Gervais 

Étudiante en sciences humaines au Collège Laflèche

Saint-Narcisse

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