Une limite à la tolérance

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Le Nouvelliste

Comme observateur intéressé de la scène politique depuis plusieurs décennies déjà, la victoire de Donald Trump le 8 novembre ne m'a pas «scié les jambes», et «les bras ne me sont pas tombés» comme l'ont déclaré certains avec ces expressions qui deviennent usées par les temps qui courent, tout comme le «Oh my God!», qui serait plus approprié ici.

J'ai suivi la campagne, j'ai écouté les experts et j'ai beaucoup lu, avant et après cette interminable course et je vous présente bien humblement mes observations, avec les termes parfois assez durs, mais assez justes également qui ont été dits.

Non, Donald Trump n'était pas le candidat rêvé. Nous connaissons tous son parcours et tout a été fait, comme ici quand on a voulu se débarrasser de Harper, pour ne pas qu'il passe. Mais celui qu'on appelle communément «le bon peuple» en a décidé autrement.

Aux USA, on n'a pas cédé à la peur du gros méchant. La défaite de Clinton symbolise «le rejet de la corruption démesurée et de l'aveuglement journalistique.» On s'est révolté contre «l'impunité», contre une justice en faillite et des médias biaisés.

Trump a été élu par une majorité blanche en perte d'identité et «bousculée par la rectitude politique et choquée dans ses croyances religieuses». Les gens eux-mêmes disent avoir «récupéré» leur pays.» C'est la révolte contre la mondialisation sauvage, l'immigration massive, le politiquement correct et l'arrogance médiatique.

La majorité silencieuse «méprisée par l'élite politico-médiatique», ceux qu'on appelle ici, les gens des régions ou de souche se sont levés et ont fait la différence. Ils ont osé faire le ménage et pour cela nous devons respecter leur choix même si on peut douter de leur jugement.

Je ne crois pas cependant que ce sera le chaos tant annoncé après avoir écouté monsieur Trump à 60 minutes le 13 novembre en soirée. On a pu le constater sur les marchés financiers qui sont à la hausse. 

Trump n'est pas le Messie comme Justin, mais les choses risquent de bouger plus vite et maintenant que le «spectacle» est terminé, et bien entouré, le nouveau président pourrait agréablement nous surprendre. Il ne fera pas pire que les autres car nous savons tous que les politiciens remplissent tout au plus 20 % de leurs promesses.

Mais, il y a de quoi nous faire réfléchir, nous les Québécois qui continuons à accepter la corruption, la collusion, le cynisme et la culture du soi-disant néolibéralisme, comme si c'était normal.

Nous lèverons-nous aussi un jour, pour exprimer notre ras-le-bol de ces politiques qui de plus en plus vont à l'encontre des désirs des peuples fondateurs pour satisfaire les minorités, dans le seul but de se faire du capital politique? Il y a toujours une limite à la tolérance.

Gaston Bouffard

Shawinigan

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