Il y a du bon dans le projet de loi 70

En réaction à la lettre de Pierre Blanchet intitulée «

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Le Nouvelliste

En réaction à la lettre de Pierre Blanchet intitulée «Programme Objectif emploi: quand écraser des personnes vulnérables rend fier», publiée dans notre édition du 14 novembre dernier.

M. Blanchet, je partage votre avis quand vous dites qu'une prestation d'aide sociale n'assure pas trois repas convenables par jour. Si le budget alloué indexé au coût de la vie servait aux seules personnes vivant une contrainte, il y aurait sûrement amélioration et peut être bonification quand le citoyen n'y verrait plus d'abus. Il ne faut pas négliger l'apport des banques alimentaires qui font foi de la générosité de la collectivité. 

Vous parlez d'injustice et vous établissez une comparaison avec un travailleur. Est-ce que la nuance vous échappe? 

Vous citez des droits vs l'article 45 de la charte. Le travailleur au salaire minimum qui peine à vivre, s'il doit sauter des repas au moment ou on prélève bien malgré lui l'impôt qui fera vivre un individu en santé, qui lui refuse d'assumer sa survie, est-ce que ce travailleur bénéficie de l'article 45?

Vous remettez au «gouvernement» la responsabilité d'assurer à chaque personne en santé, qui refuse de s'assumer, le soin de s'assurer de combler ses besoins de base. Si tous les travailleurs qui sont insatisfaits de leur emploi s'installent sur l'aide sociale, c'est qui le «gouvernement» qui va payer? 

À celui qui croit que tout lui est dû sans effort de sa part je dirais qu'il apprenne à faire plus avec moins. C'est le mode de vie qu'il choisit sciemment, il refuse l'aide au travail.

En attendant dans vos actions efforcez vous de ne pas accoler aux vrais démunis une étiquette qui ne leur revient pas de «démunis de fierté». Canalisez vos efforts pour obtenir, pour les travailleurs au salaire minimum, un statut fiscal sur mesure qui leur donne l'équivalence du 15 $ l'heure, qui s'avère impossible dans les petites entreprises actuellement.

En terminant je m'étonne à chacune de vos interventions valorisant le laisser-aller, alors que vous évoluez en milieu rural, un milieu de sacrifice où on ne peut se permettre de compter les heures.

Jean-Guy Boucher

Trois-Rivières

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