Pourquoi je cherche le véritable fondateur de Trois-Rivières?

Avec passion, Yannick Gendron poursuit La Violette depuis... (Photo: Francois Gervais)

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Avec passion, Yannick Gendron poursuit La Violette depuis 2006.

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Le Nouvelliste

Pour faire une métaphore de chercheurs du Régime français, Monsieur de La Violette sera-t-il mon tombeau de Champlain? Une quête inachevée qui ne me survivra pas?

La plupart des historiens ont leur opinion là-dessus; souvent, sans jamais avoir lu ne serait-ce qu'une page de mes travaux pourtant accessibles publiquement sur Internet (www.sieurdelaviolette.com).

D'autres, plus curieux, contribuent à la réflexion en s'exprimant ou en me questionnant sur les réseaux sociaux, notamment sur la page de Théodore Bochart qu'on doit considérer comme le véritable fondateur de Trois-Rivières.

D'autres encore, se questionnent sur mes motivations: est-ce un travail universitaire? Non. Une partie de votre travail au ministère de la Culture et des Communications? Non. Mais alors, pourquoi y consacrer autant de temps? 

La vie n'a de sens que celui qu'on lui donne. En 1992 et 1997, mes parents, Jean-Marie et Louiselle, en donnaient un à la leur en adoptant successivement, en Russie, deux garçons et deux filles, et ce, après avoir élevé deux enfants biologiques.

Comme quoi la Providence ne voit pas à tout, entre 2000 et 2004, mes parents ont succombé au cancer du poumon, laissant en plan six orphelins qui se sont occupés les uns des autres.

Le temps s'est arrêté et ma vie m'imposait sa propre direction. J'étais père de deux jeunes enfants, maintenant tuteur de mes deux frères adolescents, une thèse de doctorat (très éloignée de mes préoccupations actuelles!) sur la glace et à la recherche d'un emploi régulier. Dans ce fatras existentiel, seule ma conjointe incarnait la constance. J'était tantôt anxieux, tantôt dépressif, et elle m'a aidé à donner un sens à ma vie.

En 2006, je me suis lancé - avec mon ami Pierre Saint-Yves - à la poursuite de La Violette dans le cadre des fêtes du 375e anniversaire de Trois-Rivières, comme d'autres recherchent le timbre rare ou l'oeuvre d'art inédite. 

Petit à petit, les différents aspects de ma vie se sont rangés, laissant de plus en plus de temps à cette quête pour le moins passionnée. Depuis dix ans, cela m'apporte un bonheur fou.

Je m'y jette donc chaque soir, chaque fin de semaine, avec la quiétude de l'homme qui a connu le Big Bang, mais dont la planète tombe enfin sur une orbite régulière. Tant et si bien que j'accueille les critiques et les commentaires négatifs comme autant de défis à relever.

Et vous savez quoi? Grâce à votre aide, votre intérêt, votre présence, votre soutien, j'y suis enfin arrivé, je touche presque à mon but: la publication des aléas et des résultats de cette enquête historique qui changera un nom dans notre histoire.

Maintenant, j'ai besoin de vous, de votre appui. Comment? En investissant dans ce projet pour me permettre de le conclure outre-mer dans les archives françaises. Vous pouvez le faire facilement en participant à la campagne de sociofinancement lancée depuis le 2 novembre sur laruchequebec.com. Cela me permettra-t-il de finir riche au bout de cette aventure? Non. Célèbre ou connu? Peut-être. Heureux? Assurément!

Et comme Théodore Bochart a dû dire aux Algonquins et aux Hurons venus le saluer lorsqu'il quitta Trois-Rivières en août 1636: «Ne m'oubliez pas!».

Yannick Gendron, historien

Trois-Rivières

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