Subjectivité et campagne de peur, sur quel bord? 

La fluoration continue de susciter la controverse.... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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La fluoration continue de susciter la controverse.

François Gervais, Le Nouvelliste

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Le Nouvelliste

En réponse à la lettre du dentiste Christian Fortin intitulée «La fluoration: faits vs émotions», publiée dans notre édition du 11 novembre.

Dans sa lettre publiée le 11 novembre, le dentiste Christian Fortin énonce quelques vérités qui feraient honneur à un homme de bien et à un scientifique de haut niveau: «Il était traditionnellement possible dans nos sociétés occidentales, en se basant sur des faits, des preuves empiriques, de générer des positions et des politiques allant au-delà des préjugés populaires et de la peur... la société a tout de même beaucoup à perdre si la rationalité et le pragmatisme sont écartés au profit de la subjectivité.» 

Le hic est que ce partisan de la fluoration est loin de pratiquer ce qu'il prône. Chaque fois que la fluoration perd du terrain, il abandonne la rationalité pour attaquer les opposants d'une façon frôlant de très près la calomnie.

Ainsi le 21 octobre 2014, il a publié dans La Tribune une lettre accusant un denturologiste et deux dentistes (opposés à la fluoration) de vouloir s'enrichir d'une éventuelle augmentation des caries. Ce ne fut pas sa seule tentative pour discréditer publiquement des collègues s'étant prononcés pour la cessation de la fluoration à Richmond. Voilà pour le traitement qu'il inflige à celles et ceux qui ne pensent pas comme lui.

Dans sa lettre au Nouvelliste, par ses propos et le vocabulaire employé («d'informations de toute nature, incluant les plus délirantes, [...] les mensonges intéressés [...] alléguant plein de faussetés»), il flirte avec la diffamation des scientifiques tels que moi, qui s'opposent à la fluoration de l'eau. Bien qu'il n'ait nommé personne, j'estime qu'il porte atteinte à ma réputation de personne intègre et compétente.

Quant à se baser sur des faits et des preuves, sachez que sa position, comme celle de l'ensemble de la Direction de la Santé publique, s'appuie sur une hypothèse éculée, n'ayant jamais reçu de preuves valables et qui survit dans des résumés de résumés rédigés par des personnes ayant évacué tous les faits qui ne confortaient pas leur opinion.

Ce que défend le dentiste Christian Fortin est une idée fausse, une croyance, un dogme. Le corps humain n'a nul besoin de fluorure et traite cet ion comme un poison en l'évacuant et en l'encapsulant dans les cheveux et les ongles, les dents et les os.

Par ses affirmations, Christian Fortin induit la population de Trois-Rivières en erreur, par ses attaques grossières, il se déshonore et déshonore sa profession. J'en suis fort triste.

Mireille Guay

Conseillère scientifique bénévole auprès de la CTETS

Sherbrooke

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