Fluoration de l'eau potable: un éditorial pertinent

En réaction à l'éditorial de Martin Francoeur intitulé «

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François Gervais, Le Nouvelliste

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Le Nouvelliste

En réaction à l'éditorial de Martin Francoeur intitulé «Du fluor et de la mauvaise foi», publié dans notre édition du 28 octobre dernier.

Bravo, monsieur Francoeur, pour votre éditorial qui nous rappelle que certains dirigeants s'entêtent toujours à vouloir imposer la fluoration de l'eau potable à Trois-Rivières malgré la pétition de près de 20 000 citoyens qui s'y opposent, en s'appuyant sur de nombreuses publications scientifiques. 

M. Francoeur reconnaît clairement qu'«il est abject d'administrer une substance chimique à une population sans son consentement». Surtout s'il s'agit de composés hautement toxiques comme les fluorures...

Or, il est confirmé scientifiquement depuis longtemps que tout excès de composés fluorés dans la nourriture et dans l'eau a des effets néfastes sur l'organisme humain. Dès 1972 paraissait déjà une analyse approfondie de plus 150 publications scientifiques sur les divers effets nocifs des fluorures: Le fluor dans l'environnement, une publication que le chercheur Christian Caron ne semble pas avoir consultée.

Voici un extrait de la conclusion des auteurs, deux chercheurs du CNRC-NRCC: «À l'heure actuelle, l'homme est probablement plus exposé à la contamination par le fluor qu'il ne l'a jamais été et il est important de tenir compte de la totalité du taux ingéré de plusieurs sources et, en outre, de considérer les formes différentes de cet élément, soit dans l'air, la nourriture, les boissons, etc.

On doit aussi étudier la symptomatologie (l'ensemble des symptômes caractéristiques d'une affection) de l'intoxication chronique par le fluor, surtout dans ses manifestations précoces non squelettiques comme les symptômes ressemblant à ceux de l'arthrite, manifestations qui peuvent être intensifiées par des carences alimentaires ou des désordres métaboliques...»

Il est aberrant que des publications scientifiques fondamentales comme celle-ci et les centaines d'autres publiées depuis 1972 soient passées sous silence, alors que sous l'impulsion des vendeurs de fluorures, qui sont des déchets industriels, on met en évidence quelques publications favorables à une supposée prévention des caries dentaires.

Le fait que ce sont des déchets industriels est clairement établi dans divers documents dont le suivant produit par le gouvernement du Canada, «Fluorures inorganiques», où l'on peut lire: «Parmi les principales sources anthropiques (relatif à l'industrie humaine; fait par l'homme) de fluorures inorganiques au Canada, notons la production de fertilisants à base de phosphate, la production de substances chimiques et le raffinage de l'aluminium». 

Les alumineries produisent d'énormes quantités de boues rouges, un déchet contenant de grandes quantités de fluorures d'aluminium, de lithium, de calcium, etc. dont une proportion indéterminée est récupérée pour alimenter la fluoration de l'eau dans un trop grand nombre de villes au profit de certaines grandes entreprises. 

Ne devrait-il pas être évident que les meilleures façons de réduire la carie dans la population, et chez les enfants en particulier, sont la prévention, l'hygiène et l'éducation. Il est infiniment plus profitable pour l'État québécois et pour nous tous d'investir dans ces moyens naturels que dans l'achat de tels contaminants déversés dans notre eau de consommation, et donc imposés à tous, avec des conséquences inconnues à moyen et long terme. 

Jean-Luc Dion

Trois-Rivières

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