«Conscience élastique»

On blâme la direction de l'université de ne pas agir. Comme ces étudiants... (123RF)

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Le Nouvelliste

On blâme la direction de l'université de ne pas agir. Comme ces étudiants rendus à l'université ont passé l'âge d'être «élevés»; ça devrait être un prérequis pour entrer à l'université. L'éducation des enfants, ça commence au berceau et comme le dit Boucar Diouf, ça prend un village pour élever un enfant. Malheureusement, une foule d'intervenants de notre village jouent très mal leur rôle de formateur.

Depuis quelques générations, notre société a été témoin d'un laxisme évident qui s'est infiltré lentement et sournoisement; faisant paraître acceptable aux yeux de la population des actes qui sont peu acceptables. On banalise tout. Les hommes d'affaires, les politiciens et aussi Monsieur Tout-le-Monde ont une «conscience élastique». Il faut une loi précise pour dicter les interdictions de chaque activité commerciale sinon l'absence de cette interdiction devient une permission de frauder la communauté.

Nos gouvernements passent la grande partie de leur temps à créer de nouvelles lois pour contrer ces fraudeurs. Pas surprenant que la province piétine depuis cinquante ans.

Un autre intervenant qui a une influence très nocive sur la population, c'est notre réseau des communications. Notre télévision donne une très mauvaise image de la sexualité. Toutes les séries populaires, du point de vue technique de visualisation, n'ont rien à envier aux films pornographiques. Ils ne font pas la différence entre: la sexualité, le sexe et la bestialité. Je crois qu'une sexualité épanouie passe par, au moins un peu d'amour. S'il manque cet aspect, c'est un sexe bestial. Sans vouloir juger de son bien-fondé, la pratique des «Fuck Friends» entre dans cette catégorie. «Tout est permis. Aucune retenue.»

Ces émissions inculquent aux jeunes que «tout est permis», «qu'ils doivent atteindre cette performance» puisque leurs vedettes préférées prétendent obtenir une telle performance dans leur vie quotidienne.

Lorsque certains organismes critiquent leur contenu, les diffuseurs répliquent qu'ils ne font que reproduire des scènes de la vie courante. Un argument qui ne tient pas puisque tout le monde va aussi déféquer tous les jours, mais on le voit très rarement à la télévision.

Ce sont les cotes d'écoute qui dictent la politique de l'acceptable comme présentations télévisuelles; peu importe la banalisation qu'ils laissent planer sur la conscience humaine.

Cette influence mine tellement notre population depuis quelques décennies, qu'aujourd'hui, c'est un ministre qui est accusé d'agression sexuelle. Est-ce que le premier ministre va demander au recteur de l'université Laval de le contrôler?

Ouf! Le Québec n'est pas sorti du bois!

Gaétan Yelle

Trois-Rivières

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