Combien de blessés ou de morts faudra-t-il?

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M. Laurent Lessard, ministre des Transports, de la Mobilité durable et de l'Électrification des transports

Le 7 octobre dernier, j'ai emprunté l'autoroute 55, à partir de l'autoroute 20, en direction sud jusqu'à Trois-Rivières. Comme vous le savez, la portion d'autoroute entre Saint-Eulalie et Saint-Grégoire est à double sens. Il devait être 19 h 15 et je roulais à 100 kilomètres/heure, mon régulateur de vitesse étant activé.

Depuis l'autoroute 20, deux motocyclistes me suivaient de façon sécuritaire. Après quelques kilomètres, j'aperçois plusieurs lumières dans mon rétroviseur de gauche. Trois ou quatre voitures étaient en train de dépasser les motos et de me dépasser du même coup. D'autres autos arrivaient en sens inverse.

La première voiture a tout juste eu le temps de me dépasser et de se ranger devant moi, mais comme on dit, il est rentré serré! Deux autres voitures ont réussi à se ranger derrière moi. Premier moment de frayeur passé! 

Quelques kilomètres plus loin, les deux autres automobilistes ont décidé de me dépasser. Ces deux dépassements ont eu lieu sur des portions de l'autoroute interdites aux dépassements, des lignes pleines étant bien visibles. Et encore, des voitures en sens inverse étant proches, les rangements des deux automobilistes téméraires se sont faits de façon très serrée.

Au troisième événement, mon fils qui m'accompagnait a téléphoné à la Sûreté du Québec pour signaler ces comportements dangereux. Mais que peuvent-ils faire même si nous avons pu fournir le numéro de plaque de la dernière auto qui nous a dépassés?

Croyant qu'enfin le reste du trajet serait calme, je me trompais. Un quatrième automobiliste a décidé de nous dépasser, les motocyclistes et moi, quand j'étais en train de franchir un viaduc. Est-ce bien nécessaire de mentionner que nous étions encore sur une portion de route interdite aux dépassements, puisqu'on ne peut pas voir s'il y a des véhicules qui viennent en sens inverse, de l'autre côté du viaduc? Ce dernier dépassement a été fait à l'aveugle!

Ce soir du 7 octobre dernier, j'ai eu peur pour ma vie et celle de mon fils qui m'accompagnait, non seulement une fois, mais bien quatre fois! Je suis témoin de comportements dangereux de la part d'automobilistes téméraires presque toutes les fois que j'emprunte cette portion de l'autoroute 55.

Je roulais à 100 kilomètres/heure. Il me semble que c'est une vitesse raisonnable étant donné que c'est une portion d'autoroute à double sens et qu'il faisait nuit. En plus, c'est la vitesse maximale permise. Je ne crois pas que je nuisais à la circulation.

Finalement, le soir du 7 octobre, j'ai été chanceuse, mon fils et moi sommes arrivés vivants à destination. Combien d'accidents graves ou de morts faudra-t-il pour agir? Quand rendrez-vous l'autoroute 55 sécuritaire entre Sainte-Eulalie et Saint-Grégoire?

Le doublement de cette portion d'autoroute n'est pas un caprice, c'est une nécessité! Mais en attendant que vous débloquiez les fonds nécessaires, est-ce qu'il faudrait installer des murets entre les deux voies dans les portions interdites aux dépassements?

Est-ce que l'installation de photos radar ralentirait les ardeurs des conducteurs téméraires? Je vous laisse le soin d'en décider, mais en attendant que vous agissiez, l'autoroute 55 reste très dangereuse et non sécuritaire entre Sainte-Eulalie et Saint-Grégoire.

Sylvie Houle

Trois-Rivières

 

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