L'UQTR : une université au génie électrisant!

La «crise du verglas» qu'a connue le Québec,... (Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

Agrandir

La «crise du verglas» qu'a connue le Québec, l'Université du Québec à Trois-Rivières l'a elle aussi vécue!

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Le Nouvelliste

En réaction à l'article intitulé «Congédiement de Martin Gélinas: unanimité du CA», publié dans votre édition du vendredi 14 octobre 2016.

Congédier un employé: serait-ce donc une nouvelle stratégie de gestion à l'UQTR afin de «favoriser par le hasard la possibilité pour l'employé de refaire ses preuves et de rétablir le lien de confiance»? 

Lorsque le directeur régional d'Hydro-Québec, Jacques Chauvette, affirme que: «M. Gélinas avait obtenu une chance de se refaire une vie professionnelle après qu'on lui eut retiré son poste de vice-recteur...» ; considère-t-il cette mesure comme étant une «chance» dans cette affaire? Quelle opportunité!

Mais, au fait, à qui la bonne fortune souriait-elle tout à coup ? L'heureuse éventualité ne favorisait-elle pas davantage l'Université qui se débarrassait ainsi d'un cadre en état de dépression et surtout d'un visionnaire qui dénonçait ce qui se tramait déjà en matière de gestion institutionnelle?

Les modes de gestion du personnel ont évolué d'une bien étrange façon sous le règne controversé de l'ex-rectrice. À l'UQTR, comme chez un cadre d'Hydro-Québec, il semble donc qu'une proposition d'un prêt de service à 160 000 $ par année pendant deux ans, aurait permis à l'Université de mettre les atouts dans son jeu: quel heureux hasard, en brassant à nouveau les cartes, d'atteindre ainsi son objectif véritable qui était, de toute évidence, celui de se débarrasser d'un cadre malade et un peu trop «fouineur»! 

La «crise du verglas» qu'a connue le Québec, l'Université du Québec à Trois-Rivières l'a elle aussi vécue! Nos «pylônes institutionnels» sont tombés l'un après l'autre par le verglas de survoltage qui déferlait au cours des dernières années; la vérificatrice générale du Québec, des firmes spécialisées et plusieurs ex-cadres n'ont-ils pas souligné, à maintes occasions, la mauvaise qualité du climat organisationnel, les relations orageuses et la tempête qui secouaient l'Université?

Lors de cette crise de la confusion des neutrons et dans ce contexte de courts-circuits, certains administrateurs n'auraient-ils pas profité de la coupure de courant pour, dans une certaine obscurité, faire «péter les plombs» aux Gélinas? 

D'autres hauts gestionnaires, responsables de la gestion des ressources humaines, n'auraient-ils pas par leur inertie, leur laxisme, eux aussi abusé de la chaise électrique en y assoyant ceux qu'ils soupçonnaient de perturber leur réseau interne?

En présentant, aux membres du CA, des documents à la dernière minute, des documents partiels, des informations à la dernière seconde, des faits incomplets, etc., ces brillants administrateurs ignoraient-ils que les décisions prises par le CA seraient alors orientées et teintées de subjectivité en faveur de la direction alors en place?

Dans ce contexte organisationnel trouble, les membres du CA ont malgré tout accepté que la haute administration fasse signer une «entente» retirant ainsi M. Gélinas, de toute évidence gravement malade, de son poste de vice-recteur. 

C'est donc avec le «canon à électrons de la maladie mentale et de la délation» placé sur la tempe que M. Gélinas, de toute évidence inapte à signer quoi que ce soit dans les circonstances, a apposé sa signature sur le diabolique document. Cet homme, momentanément «déconnecté» de la réalité venait-il de vendre, par sa naïveté d'homme aux facultés physiques et intellectuelles amoindries, son âme au diable? 

Et... là, on s'étonne et on accuse même l'ex-vice-recteur de ne pas avoir respecté les clauses de «l'entente» et ainsi de ne pas avoir profité du dernier repas offert au condamné. 

Pourquoi donc l'Université a-t-elle offert pareil cadeau de Grec à M. Gélinas?

Le célèbre détective, Sherlock Holmes, demanderait ici: «À qui donc profite le crime?» et son inséparable compagnon, le docteur Watson, dirait sans doute : «Poser la question, c'est y répondre!»

Holmes répliquerait alors: «Élémentaire mon cher Watson!»

Jean Paquette

Trois-Rivières

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer