D'une génération à une autre

Dans des conversations avec mon fils, de la génération Y, celui-ci me confiait:... (123RF)

Agrandir

123RF

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Le Nouvelliste

Dans des conversations avec mon fils, de la génération Y, celui-ci me confiait: j'aurais aimé vivre à votre époque, à l'ère de Dukes of Hazzard! de la musique rétro, le goût de la nature! Aujourd'hui, ça va beaucoup trop vite. Il me semble que dans votre temps, il y avait une certaine harmonie, paix, bonheur!

Ça dépend de quoi? L'apparition des nouvelles technologies en surabondance? Quoi encore? Ce dernier me racontait combien le travail a changé avec les cellulaires. Bien sûr, c'est beaucoup plus facile de rejoindre les employés et le travail exige davantage de polyvalence.

Sommes-nous capables de décrocher de notre téléphone intelligent devenu tellement envahissant dans nos vies quotidiennes? J'entendais à la télé qu'une compagnie de la région de Montréal avait pris l'initiative d'inciter ses employés à retirer leur cellulaire entre 8 h du soir et 8 h du matin et l'effet produit était que les employés étaient plus dispos au travail. Voilà qui est de bon sens.

En bavardant avec des voisins, l'autre jour, l'un d'eux me racontait comment le travail s'est modifié. Il y a 15 ou 20 ans je pouvais compter sur un helper lors de mes livraisons pour un commerce. Aujourd'hui, on coupe dans les secteurs de la santé, de l'éducation et l'on augmente le volume d'actions à poser. Ça peut être désorganisant. 

Je me considère chanceux, moi qui suis de la génération des baby-boomers. Bien sûr, tout est relatif: si, de nos jours, c'est la course contre la montre, à l'époque de mes parents et de mes grands-parents, ils trimaient dur à la shop ou sur le chantier et ça usait à la longue.

Aujourd'hui, les jeunes peuvent changer d'emploi trois ou quatre fois dans leur vie. Résultat: moins de stabilité et plus de charge de travail. Avons-nous perdu nos repères, nos valeurs? Alors que les gens de ma génération étaient guidés par l'entraide, la solidarité, et que l'époque de la Révolution tranquille a été marquée par l'héritage religieux. Mais qu'est-ce qui remplace cela de nos jours?

Bien sûr, je reconnais qu'on n'en est plus aux tabous, aux interdits et heureusement. Mais de quoi l'on se nourrit?

Plus ça change, plus c'est pareil, mais au prix d'efforts, de confiance et pas juste d'individualisme. 

Que d'occasions d'échanger entre personnes de différentes générations.

D'ailleurs, est-ce que souvent, dans nos rapports, nos enfants n'ont-ils pas plus besoin de leurs parents pour un service et plus souvent qu'on se l'imagine.

André Gendron

Shawinigan

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer