Une contribution essentielle pour la défense de nos droits

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Le Nouvelliste

L'auteure, Diane Vermette, est présidente du Regroupement des organismes d'éducation populaire autonome de la Mauricie.

Le 7 octobre de chaque année marque la Journée mondiale d'action pour le travail décent. Parler du travail décent, c'est bien sûr parler d'amélioration des conditions de ceux et celles, notamment les enfants et les femmes, qui travaillent dans des ateliers de misère ailleurs dans le monde. Mais c'est aussi parler des conditions parfois déplorables auxquelles sont soumis, ici même au Québec et au Canada, nombre de travailleuses et de travailleurs. 

Des personnes qui n'ont pas accès à un emploi convenablement rémunéré leur permettant d'échapper à la pauvreté! Des personnes qui vivent dans l'insécurité persistante de perdre leur emploi en raison, de traités de libre-échange qui ouvrent nos marchés à des produits fabriqués à bas coût dans des conditions et à des salaires de misère. Des personnes qui ont vu diminuer leur pouvoir d'achat en raison de la faible progression de leur salaire, quand ce n'est pas leur gel pur et simple, alors que les revenus du 1 % explosent? Des personnes en emploi qui, par crainte d'être mises à pied, n'osent pas revendiquer et/ou s'organiser pour de meilleures conditions de travail? Les crises financières, les accords commerciaux inéquitables, les politiques d'austérité imposent des reculs aux conditions de travail d'un nombre croissant de personnes.

Au Québec, les statistiques sur l'emploi révèlent que près de 40 % des personnes en emploi occupent des emplois atypiques, précaires et qui se caractérisent par une faible protection sociale. Et ces emplois sont principalement occupés par des femmes, des jeunes et des personnes immigrantes. Qui plus est, il s'agit d'une tendance à la hausse du marché du travail au Québec.

Toutes ces personnes, et combien d'autres, sont concernées par la revendication du travail décent. Si les organisations syndicales travaillent activement à l'amélioration des conditions de travail tant dans le secteur privé que dans le secteur public, il ne faut pas oublier le travail exceptionnel accompli par des organismes communautaires pour défendre les droits des personnes, en emploi comme en chômage, non protégés par une convention collective. 

Nous voulons profiter de l'occasion pour saluer le travail indispensable accompli, chez nous en Mauricie, par trois de ces organismes, le Mouvement Action Chômage (MAC) de Trois-Rivières, le Carrefour d'aide aux non syndiqués (CANOS) et le Mouvement d'Action Solidaire des Sans-Emplois (MASSE) des Chenaux. Ces trois organismes, membres du Regroupement des organismes d'éducation populaire de la Mauricie (ROÉPAM) offrent non seulement des services essentiels d'accompagnement et de référence aux personnes aux prises avec des problèmes d'emploi ou de chômage, ils mènent également d'actives campagnes pour la mise en place de meilleures protections sociales et de travail susceptibles de profiter à l'ensemble de la population. De par leur mission de défense collective des droits, ces organismes contribuent indéniablement à l'amélioration de la qualité de vie au sein de notre société.

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