Un vent de renouveau

Jean-François Lisée a été élu chef du Parti... (La Presse)

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Jean-François Lisée a été élu chef du Parti québécois, vendredi dernier.

La Presse

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Le Nouvelliste

Vraiment, notre premier ministre Couillard se surpasse en bêtises chaque fois qu'il ouvre la bouche. Cet homme, qu'on dit pourtant intelligent... et cultivé ne semble pas beaucoup réfléchir avant de s'exprimer. Dès l'annonce de l'élection de Jean-François Lisée comme chef du Parti québecois et directement d'Islande où il était allé, je croyais pour se rafraîchir les idées, ce qui ne s'est pas passé, ou fuir la presse qui le harcèle sur les déboires interminables de son parti, il a démontré un manque de classe et d'élégance inqualifiable au moment ou un peu de politesse s'imposait, tout au moins.

Mais il n'a pu se retenir! Était-il en panique? Sur son compte Twitter, il dit qu'il a hâte de débattre avec lui dans un climat de respect, mais en Islande, il déclarait aux journalistes: «C'est du nationaliste d'assiégés qui a une parenté familière avec les mouvement d'extrême droite en Europe». Il avait d'ailleurs dit la veille que le souverainisme de Lisée est un «mouvement foncièrement négatif pour l'humanité». 

Rien de moins. 

C'est le même homme qui il n'y a pas très longtemps accusait les partis d'opposition de «remuer les braises de l'intolérance». Pour Gérald Larose: «Ce sont des propos d'une grande insignifiante. venant d'un insignifiant». Des paroles fortes encore une fois mais qui décrivent bien celui qui dirige la destinée de la belle province. Comme on dit: c'est du coup pour coup et pas toujours élégant, il faut en convenir. 

Jean-François Lisée a remporté une victoire éclatante parce qu'il a parlé des vraies affaires et, comme le disait Mathieu Bock-Côté en «faisant la guerre au politiquement correct». Il l'a fait courageusement en ne craignant pas de parler de la charte des valeurs, de l'immigration, de voile intégral et de notre identité, tout en reconnaissant les autres cultures, des thèmes que les libéraux évitent par crainte de perdre des appuis.

Monsieur Lisée a démontré dans son discours qu'il peut être rassembleur et qu'il était le chef logique pour la majorité des souverainistes. Monsieur Couillard, qui est le champion du cafouillage, du patronage et du protectionnisme envers de nombreux ministres, de Sam Hamad à Laurent Lessard, sans oublier le vol des documents de la CAQ aura maintenant devant lui un HOMME, «l'homme du présent» dont l'intégrité ne peut être mise en doute, qui se tient debout pour le Québec et saura rallier à lui, d'abord ses adversaires de la course et nous l'espérons aussi tous les vrais nationalistes des différents partis.  

En terminant, je n'en reviens pas de l'acharnement des journalistes ou «analystes» sur Martine Ouellet lors de son point de presse après l'élection à la chefferie. Ils étaient très négatifs, reposaient sans cesse les mêmes questions espérant presque qu'elle annonce de la bisbille dans les troupes souverainistes et qu'elle ne se rallierait pas au chef. Faut-il s'en surprendre quand on sait où ils logent, en majorité. Les prochains mois s'annoncent très intéressants en politique au Québec. Un vent de renouveau, je l'espère... et bien sûr de la sérénité et du respect à l'Assemblée nationale.

Gaston Bouffard

Shawinigan

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