De qui ça vient?

Alexandre Taillefer... (PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE)

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Alexandre Taillefer

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Le Nouvelliste

«Il est grandement temps de voir et veiller à un partage de la richesse et des profits. Des plus riches vers les plus pauvres et la classe moyenne. Ça prend une classe moyenne plus large, plus riche et plus qualifiée. Une meilleure instruction. Moi, ma tête, je l'aime mieux sur mes deux épaules que par terre.»

Voilà, ramassés, une partie des propos d'Alexandre Taillefer à l'émission Le 21e avec Michel Lacombe, diffusée le dimanche soir, durant l'été, à RDI à 21 h 30. C'est malheureux à écrire mais j'ai le sentiment qu'on devait être 933 à écouter cette émission de radio-télé. 

Dommage parce que Michel Lacombe est un intervieweur de talent qui sait écouter aussi bien que lancer et relancer ses invités sans complaisance. Son entrevue avec Robert Dutton (ex-Rona) était de toute beauté également.

Alexandre Taillefer, 44 ans, n'est pas un «monstre» de culture (études universitaires en administration et sciences informatiques) même s'il dirige le c.a. du Musée d'art contemporain de Montréal. De constater qu'il fasse écho aux soubresauts de la Révolution française et de sa Terreur en rapport avec ce qui se prépare comme terreau, si rien n'est fait pour que les moins nantis s'enrichissent, est à la fois apaisant et vivifiant.

Le millionnaire entrepreneur voit juste et prêche pile-poil. «Ça ne pourra pas toujours ne pas arriver» (Gaston Miron). Faut que ce qu'il dit arrive. Et, pas en 2030. Croyez-le.

Entre autres parce que tous les emplois répétitifs et ceux dans le secteur des «Services» seront remplacés, très-trop rapidement, par toutes les formes de robotique: caissières, étalagistes, manutentionnaires, presseurs, soudeurs, fondeurs, plieurs, serveurs, livreurs, monteurs, emballeurs, manoeuvres en usines... La liste est bien plus longue. 

Parce que l'«Ubérisation», dans toutes sortes d'endroits jusqu'ici imprévus, risque bien de se pointer. Et, ça arrivera plus tôt que 2030.

L'argent ne peut pas toujours couler dans des criques privées. Vaut mieux craindre tout de suite qu'être foudroyé plus tard.

Jean-Claude Soulard

Trois-Rivières

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