Rêver d'une ville plus verte, plus belle et plus vivante

L'UQTR... (Archives Le Nouvelliste)

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L'UQTR

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New Haven au Connecticut est la ville universitaire américaine par excellence. Des cafés remplis d'étudiants la tête dans leurs livres, des restaurants, bars et autres commerces bondés de jeunes, les rues qui grouillent de coureurs, les parcs où s'activent des sportifs ou des promeneurs contemplatifs: une ville vivante et inspirante. Il n'y a aucun doute, nous sommes à l'intérieur d'une ville étudiante.

Revenons à Trois-Rivières, qui est également supposée être une ville universitaire. Quel contraste! Notre centre-ville est devenu une zone artificielle qui vit à temps partiel. Une fois la très courte saison touristique terminée, quand les travailleurs sont rentrés chez eux et que les habitants des périphéries ont bien bu et bien mangé, qui reste-t-il en ville? J'y suis complètement seul quand j'y marche un mardi soir de février. J'ai parfois l'impression d'être «the last man on Earth» dans une ville déserte. 

Les décideurs des années 70 manquaient cruellement de vision. L'UQTR a été construite dans un no man's land à l'extérieur de la ville: une succession de bâtiments plus ou moins laids au centre d'un énorme espace de stationnement et enclavé par quatre boulevards. Beau projet d'urbanisme. Dans les mêmes années, nos dirigeants ont insisté pour faire passer l'autoroute en plein coeur de la ville, la défigurant d'un énorme mur digne de Berlin et la rendant bruyante et sale. Autant de mauvaises idées qui ont contribué à la dégradation de la qualité de vie à Trois-Rivières. 

Nous apprenons aujourd'hui qu'une bonne partie des bâtiments universitaires sont dans un piteux état. Plutôt que d'investir pour réparer ce qui n'aurait jamais dû être construit, pourquoi n'investissons-nous pas dans un réaménagement de l'UQTR au centre-ville? Malheureusement, nos élus actuels sont dignes de ceux qui les ont précédés. L'un des projets phares de la ville est la mise en place d'une pâle copie du quartier Dix-30, en somme un centre commercial à ciel ouvert entouré d'espace de stationnement, sur le bord de l'autoroute. Wow... 

Imaginez si nous décidions de faire passer l'autoroute au nord comme c'était prévu et qu'à l'endroit où elle se trouve actuellement, nous aménagions des parcs, des pistes cyclables, des boisés, des aires sportives et qu'en son centre, nous déménagions l'UQTR. N'est-ce pas là un rêve qui rendrait notre ville beaucoup plus agréable? Les étudiants investiraient le centre-ville, des commerces de proximité s'y établiraient et nous aurions une ville universitaire digne de ce nom. Rêvons.

Eric Côté 

Ancien étudiant de l'UQTR

Trois-Rivières

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