À l'UQTR, qui veut tuer son chien l'accuse de la rage!

L'ancien vice-recteur Martin Gélinas.... (François Gervais)

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L'ancien vice-recteur Martin Gélinas.

François Gervais

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Le Nouvelliste

Nom d'un chien!

Quand le C.A. de l'Université va-t-il lâcher l'os?

Si... vous lisez bien «SI», si donc les Fournier-Gélinas étaient des chiens de race pitbull, la SPCA aurait demandé à la Cour supérieure, à peine quelques heures après l'annonce de l'entrée en vigueur du règlement montréalais sur les chiens, de suspendre l'application du règlement d'ici à ce qu'un débat sur le fond soit tenu concernant les crimes présumés de ces deux «enragés de justice»!

Si les Fournier-Gélinas... deux pétitions, totalisant 600 000 signatures en quelques heures, auraient été adressées aux autorités de l'Université afin qu'elles desserrent les crocs du traitement indigne qui est imposé à ces deux victimes de l'arbitraire.

Si les Fournier-Gélinas... les Cyndi Lauper et Sophia Bush auraient dénoncé en guise de protestation, l'adoption, par le conseil d'administration de l'Université, de la résolution relative au congédiement de ces deux coupables par avance.

Si les Fournier-Gélinas... des gens de la Nouvelle-Écosse auraient manifesté en parlant de discrimination et de préjugés concernant ces deux «éveilleurs de conscience».

Si les Fournier-Gélinas... la SPCA aurait déposé, d'urgence, une requête visant à faire suspendre la décision hâtive du congédiement de ces deux hérauts de l'honnêteté. 

Mais... les Fournier-Gélinas sont deux êtres humains qui ont été injustement congédiés, pour d'obscurs motifs, par des membres du conseil d'administration de l'Université.  

Plusieurs de ces gens sont toujours en poste au conseil d'administration de l'Université malgré le rapport de la vérificatrice générale du Québec qui mentionne: «[...] certains membres du conseil ont exercé à un moment ou à un autre les fonctions difficilement conciliables avec leurs autres occupations, ce qui peut les placer dans une situation de conflit d'intérêts réel ou apparent.».

Pis encore: plusieurs de ces gens, de ce même C.A. semblent pratiquer le «croisement consanguin» (inbreeding) en se nommant entre eux sur différentes instances! 

Ainsi, le comité de gouvernance et d'éthique, le comité pour l'évaluation du poste de vice-recteur à l'administration et aux finances (la détentrice actuelle de ce poste obtiendra sa permanence sous peu), le comité d'audit et le comité exécutif, comptent des membres qui siègent déjà sur un ou plusieurs de ces comités! 

Une de ces personnes siège même sur tous ces comités! Cette même personne occupe le poste de présidente d'un des syndicats de l'Université! Une autre occupe trois postes et deux autres occupent deux postes simultanément.

Parmi ces personnes, l'une a voté pour le congédiement des Fournier-Gélinas et participera au Comité d'évaluation du poste de vice-recteur à l'administration et aux finances; situation légale ou pas... il semble bien que la moralité et l'éthique devront trouver niche ailleurs.

Nom d'un chien! 

Allons-nous attendre d'être rongés jusqu'à la substantifique moelle de l'os par ces nominations discriminatoires qui risquent de ruiner notre réputation d'une Université digne de ce nom?

Il ne faut pas être un expert en gestion pour constater que notre Université, comme le soulignait à juste titre l'éditorialiste Martin Francoeur, du Nouvelliste, éprouve un sévère problème de leadership.

Cette «attitude canine», similaire à celle des bêtes méchantes qui mordent, s'acharnent et qui ne lâchent pas prise, relève davantage de l'instinct animal que la sagesse universitaire! 

Notre Université n'est pas un repaire de «Rantanplan» et les «Idéfix» doivent faire place à une idéologie différente de celle qui anime actuellement cette relation de «filiation gratte-dos».

Si... vous lisez bien «SI», si donc la population de Trois-Rivières, les employés et les étudiants de l'Université, demandaient à la Cour supérieure, signaient une pétition, déposaient une requête, si les Cyndi Lauper et Sophia Bush intervenaient; alors un règlement immédiat et final de ce stupide combat serait adopté sans jappement!

Si... vous lisez bien «SI», si enfin nos dirigeants politiques enlevaient muselière et tenait bien en laisse la situation; l'ordre régnerait à nouveau au sein des maîtres!

Si... vous lisez bien «SI», si vous, lecteur de ce commentaire, considérez ce propos juste et légitime, pourquoi ne vous exprimeriez-vous pas en signifiant, par exemple par l'envoi d'un courriel, à Monsieur notre recteur, votre appui à ces deux êtres humains victimes d'attaques aussi carnassières qu'injustes?

Jean Paquette

Trois-Rivières

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