Cours d'économie obligatoire: enfin!

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Selon un sondage Léger, 70 % des gens ayant une scolarité de niveau primaire ou secondaire considèrent qu'ils connaissent peu ou pas de façon générale les produits financiers et services financiers offerts sur le marché.

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Le Nouvelliste

Le ministre de l'Éducation du Québec, Sébastien Proulx, a annoncé cette semaine que les cours d'économie seront maintenant obligatoires au niveau des écoles secondaires à partir de l'automne 2017, après sept ans de statut optionnel.

Cette annonce a été très bien accueillie par la communauté des affaires, plus particulièrement par les personnes au sein de cette communauté sont, comme moi, impliquées directement dans notre système d'éducation, et qui dénoncent depuis plusieurs années le manque de littératie financière chez nos jeunes. 

Il y a plusieurs constats qui confirment cet état de fait, entre autres un sondage qui a été réalisé pour le compte de l'Autorité des marchés financiers en novembre dernier auprès de l'ensemble des Québécois, incluant nos jeunes.

En effet, selon ce sondage Léger, 70 % des gens ayant une scolarité de niveau primaire ou secondaire considèrent qu'ils connaissent peu ou pas de façon générale des produits financiers et services financiers offerts sur le marché.

Dans cet esprit, cette réforme est plus que nécessaire afin d'outiller la prochaine génération en matière de finances personnelles pour développer une indépendance financière et un comportement responsable.

Les jeunes devront prendre les bonnes décisions qui s'imposent une fois arrivés à l'âge adulte comme: l'achat d'une maison, la gestion d'un budget familial, l'achat de biens et services et en matière d'épargne et d'investissements. 

Selon le même sondage, même les jeunes avouent que l'éducation financière est nécessaire dans le monde d'aujourd'hui. Ainsi, toujours selon ce sondage, les jeunes de 25 à 35 ans affirment à 88 % que le fait d'accroître leurs connaissances dans le domaine des finances personnelles pourrait leur permettre d'améliorer leur situation financière personnelle ou celle de leur ménage.

Ce qui est le plus alarmant dans le constat que fait l'Autorité des marchés financiers, est le niveau d'aisance des Québécois quand vient le temps de poser des questions en matière de finances personnelles auprès de leur famille, de leurs parents, de leurs amis et surtout, auprès de leurs enfants.

La moitié des Québécois considèrent qu'ils ne sont peu ou pas du tout à l'aise de parler d'argent et de finances personnelles avec leurs enfants. Imaginez! Dans ce contexte, l'école a définitivement un rôle à jouer comme facilitateur pour favoriser les échanges et le dialogue au sein des familles québécoises pour adresser ce genre de sujets. 

Il faut bien comprendre que les connaissances en matière d'économie sont l'affaire de tous, surtout pour nos jeunes qui devront composer avec les défis que représente l'augmentation importante en matière d'endettement par exemple.

C'est aussi notre rôle comme agent décideur au sein de notre système d'éducation de responsabiliser nos jeunes face aux enjeux en matière de finances personnelles. La mesure annoncée par le ministre cette semaine va exactement dans ce sens et nous devons l'applaudir.

Les jeunes, nos futurs professionnels et leaders de notre société qui ne s'occupent pas de leurs finances verront d'autres instances s'en occuper à leur place. Est-ce souhaitable? Pas vraiment. Après tout, il faut se rappeler que notre prochain ministre des finances du Québec est présentement sur nos bancs d'école. Profitons-en pour bien l'éduquer en matière de finances et d'économie. 

Patrick Charlebois

Commissaire scolaire

Commission scolaire du Chemin-du-Roy

Trois-Rivières

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