Trente pour cent pour trente pour cent

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PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, LA PRESSE-8 mai 2014-Montreal, Quebec. Photographie illustration/stock shot : drapeau du quebec, petite-patrie, rosemont, quebecois, fleur de lis

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Le Nouvelliste

Oui! Trente pour cent des répondants à un récent sondage mené par la firme CROP ont répondu oui à la question sur l'indépendance du Québec (c'est donc 70 % non). Et le oui perd.

Trente pour cent des électeurs ont voté pour le Parti libéral du Québec dirigé par Philippe Couillard en 2014 (c'est donc 70 % contre). Et Couillard gagne.

Faut bien avouer que c'est drôle la politique. Drôle et risible. Mais pas comique. Tragique serait trop fort. Dramatique viserait plus juste.

Quand, au surplus, c'est Alain Dubuc qui se fend d'une phrase nette et claire sur le Parti québécois, me semble que beaucoup, beaucoup, de péquistes devraient être gênés. Et un peu honteux de vouloir courir à leur perte en étant n'importe quoi sauf conscients.

La phrase en question: «Mais il (le Parti québécois) semble incapable de viser franchement sur ce qui reste sa grande force, la social-démocratie.»

Le contexte de la phrase: «Depuis sa fondation ce parti repose sur deux pôles, la souveraineté, sa raison d'être, mais aussi son attachement à la social-démocratie [...] C'est cette incapacité du PQ à faire ce virage difficile qui illustre le mieux la sclérose dont il souffre.»

De fait, y a-t-il encore des Québécois souverainistes qui voudraient être gouvernés de la même façon que les libéraux le font, avec le même système? C'est-à-dire avec les mêmes résultats pénibles. Alors pourquoi changer de parti et même de gouvernement?

À ce jeu-là, les libéraux font déjà le bonheur de ceux pour qui taxes et impôts riment avec subventions et corporations.

Plus personne ne veut d'une manière quelconque de Pierre Marc Johnson, André Boisclair ni même de Bernard Landry qui a électrocuté la base du PQ à la façon des libéraux.

Mais qu'est-ce que ça prend pour qu'un projet collectif véritable pour l'ensemble des Québécois rassemble à peu près tout le monde prêt à placer le Québec sur la mappe du bonheur de vivre en ce pays?

De l'imagination, de la créativité, de l'innovation. De l'audace sans témérité. De projets ambitieux. De quoi rendre aux Québécois leur fierté sans orgueil.

Lorsqu'on dit que le Parti québécois est un vieux parti ou un parti de vieux, il faudrait comprendre que c'est devenu un parti de vieilles idées. Aussi vieilles que le Parti libéral du Québec (1867-2016)? Peut-être pas mais ça regarde mal.

Aussi bien de changer les idées maintenant que jamais. Sur le fond de ce qui nous gouverne.

Jean-Claude Soulard

Trois-Rivières

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