Des mises au point qui s'imposent

Le SCFP garde toute sa confiance dans son... (Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

Agrandir

Le SCFP garde toute sa confiance dans son membre qui siège au CA de l'UQTR.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Le Nouvelliste

Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), qui représente les chargés de cours de l'Université du Québec à Trois-Rivières désire répliquer à la lettre d'opinion de monsieur Jean F. Hamel, parue dans l'édition du 26 septembre 2016 du Nouvelliste.

Cette lettre, qui ressemble à de la désinformation, comporte plusieurs éléments que nous nous devons de clarifier. Sans nécessairement revenir sur tous les propos qui y sont cités, le SCFP se sent concerné par certains passages qui touchent la composition du CA.

Monsieur Hamel fait des amalgames qui mettent en doute l'intégrité du membre du CA issu des chargés de cours de l'Université. Il déclare ceci: «Et par quel processus questionnable des syndicats siègent-ils aux CA et au comité exécutif de l'Université?» Il faudrait rappeler à M. Hamel que la présence d'un représentant syndical fait partie intégrante de la Loi sur l'Université du Québec, votée lors de la création en 1968.

À l'article 32 (c), on peut y lire: «six personnes nommées par le gouvernement, sur la recommandation du ministre, dont trois professeurs de l'université constituante, nommés pour trois ans et désignés par le corps professoral de cette université, deux étudiants de l'université constituante, nommés pour deux ans et désignés par les étudiants de cette université et un chargé de cours de cette université constituante nommé pour trois ans et désigné par les chargés de cours de cette université».

D'ailleurs, pour éviter tout risque de conflit d'intérêts, le législateur avait prévu ceci: «37.2: Le membre du conseil d'administration d'une université constituante visée au paragraphe c) de l'article 32 et qui est également membre du personnel de celle-ci, doit quitter toute séance pendant la durée des délibérations et du vote sur toute question concernant les négociations relatives à la convention collective ou au contrat collectif de travail en tenant lieu qui le régit ou qui régit d'autres membres du personnel de l'université constituante.»

Nous aimerions clarifier cette autre fausseté colportée par M. Hamel au fait que cinq employés de métier auraient perdu leur emploi. Il s'agit de propos mensongers puisque, après vérification, on nous confirme qu'aucune de ces personnes n'a perdu son travail. D'ailleurs, ces dossiers ne sont jamais arrivés au CA.

Quant aux deux autres personnes mentionnées dans cette lettre, nous n'émettrons aucun commentaire puisque leurs cas sont encore devant les tribunaux.

La personne représentante des chargés de cours qui siège au CA de l'UQTR a toujours observé avec rigueur et intégrité les règles de bonne gouvernance inscrites dans la loi.

Elle a sûrement été solidaire de décisions difficiles prises par le CA sans pour autant se mettre en conflit d'intérêts ou trahir le code d'éthique du SCFP.

D'ailleurs, dans un article paru dans Le Nouvelliste, le 27 septembre 2016, nous apprenions que la ministre de l'Enseignement supérieur donne toute sa confiance au CA.

«Malgré la situation délicate dans laquelle se trouve l'université trifluvienne en raison des recommandations contenues dans le rapport déposé par la Vérificatrice générale du Québec (VGQ) en mai 2015 et les sorties publiques sur la légitimité du conseil d'administration, la ministre David réitère sa confiance envers le recteur actuel et les membres du conseil d'administration.»

Tout comme la ministre David, le SCFP garde toute sa confiance dans son membre qui siège au CA de l'UQTR et considère cette lettre remplie de faussetés malhonnêtes.

Denis Bolduc

Président du SCFP-Québec

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer