Assistons-nous à notre «dépossession tranquille»?

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On discute dans certains cercles d'assemblée constituante, sorte d'états généraux où les citoyens auraient une voix au chapitre, une voix autre que ce vote insipide que nous mettons dans l'urne aux quatre ans.

Le Soleil

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Le Nouvelliste

Après cet été magnifique peut-être trouverez-vous cette prise de parole navrante... Oui, peut-être, mais nous devons au moins nous poser la question.

Plusieurs dossiers chauds nous confrontent au quotidien: le rôle des élus, la toute-puissance des lobbys, tant nationaux qu'internationaux, la lutte au changement climatique, l'organisation mondiale de l'économie face à laquelle nous sommes impuissants, le partage de la richesse qui favorise ce que nous appelons communément le 1 %, la perte relative de notre solidarité sociale, la liste pourrait s'allonger et prendre tout l'espace dont je dispose.

Face à ces défis, il est relativement déprimant de constater notre impuissance. Malgré la présence de divers groupes sociaux et communautaires, une question me revient sans cesse: sommes-nous en voie de devenir, le genre humain, une espèce modulable, programmable afin d'accepter sans rien questionner, toutes les décisions prises au-dessus de nos têtes: l'exploitation sans vergogne des ressources planétaires, la conduite éhontée de nos dirigeants qui semblent avoir oublié que le politique doit être au service de la communauté et non l'inverse?

Quel serait le meilleur moyen de renverser cette tendance lourde qui, si elle n'est pas freinée, risque d'anéantir ce qu'il reste de profondément humain en nous? On discute dans certains cercles d'assemblée constituante, sorte d'états généraux où les citoyens auraient une voix au chapitre, une voix autre que ce vote insipide que nous mettons dans l'urne aux quatre ans. L'idée me plaît bien, il faudrait en discuter plus profondément afin d'en arriver à reprendre possession de notre destinée.

Cet appel à votre conscience citoyenne risque de couper court à ce magnifique automne qui s'annonce. Loin de moi l'idée de vous importuner, j'essaie plutôt de vous tancer légèrement afin d'en arriver à peut-être raviver cette volonté d'un vivre-ensemble amélioré, dans le meilleur intérêt de tous et non d'une minorité possédante et contrôlante.

Oui, la vie est courte et il faut en profiter; chassons les Pokémons, divertissons-nous de toutes les façons mais, si possible, gardons-nous un espace-temps minimal afin de bien nous informer, de prendre du recul par rapport à la déferlante médiatique qui nous noie, d'investiguer à l'aide de nos connaissances, qui sont toujours à reconstituer, les décisions qu'on veut nous faire avaler sans rechigner.

Alain Soulard

Trois-Rivières

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