Que l'UQTR témoigne enfin de son humanisme

Hélène David, ministre de l'Enseignement supérieur.... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Hélène David, ministre de l'Enseignement supérieur.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Le Nouvelliste

L'auteur, Guy Godin, est un cadre retraité de l'UQTR.

Je classe en tête de liste des plus belles choses qui se sont produites à Trois-Rivières ces derniers cinquante ans, la création de l'UQTR et la fondation de Marmen, au début des années 1970. Une institution et une entreprise qui venaient éclairer l'avenir de notre jeunesse locale. Au fil des ans, les deux se sont développées en répondant aux plus grands espoirs placés en elles.

Mais comment se fait-il aujourd'hui que l'une des deux, l'UQTR, se soit enlisée dans un conflit qui s'éternise entre elle et deux de ses ex-cadres et qui est loin de grandir l'institution. Les plus récents chapitres de cette interminable saga sont d'une indéfinissable désolation.

Prenons pour premier exemple cette entente conclue de bonne foi entre les mandataires de l'UQTR et M. Alain Fournier. Accord rejeté par la suite par le CA de l'Université pour des raisons obscures et fort opaques. 

Autre exemple: ce témoignage d'un représentant de l'UQTR devant le Tribunal du travail qui se vante d'avoir voulu aider M. Martin Gélinas en entrant en contact avec le médecin et le psychologue qui le traitaient. Allez-vous croire un seul instant qu'un médecin va fournir des informations personnelles sur le traitement de son patient à un inconnu qui l'appelle! Faut-il en rire ou en pleurer? 

Lorsque la ministre de l'Enseignement supérieur, Hélène David, est interpellée pour régler ces deux dossiers, elle répond par d'invraisemblables inepties. À savoir que les frais juridiques ne coûtent rien à l'UQTR car ce sont les assurances qui payent! Permettez-moi de douter d'une telle assertion. 

De deux choses l'une: ou bien l'UQTR détient réellement des assurances pour la défendre dans ces conflits. Si tel est le cas, que l'Université nous dise le nom de la Compagnie d'assurances qui la protège, combien ces assurances ont déjà payé dans ces deux causes et combien lui coûte annuellement cette couverture.

Je voudrais le savoir, car on me dit que les assurances ne couvrent généralement pas les griefs et problèmes de conflit de travail auxquels peut être confrontée une organisation. Et si jamais tel était le cas, il n'en reste pas moins que c'est avec de l'argent public que les universités paient leurs assurances. Et que le coût de ces assurances, croyez-moi, va diablement augmenter lorsque se présentera le renouvellement.

Ou bien l'Université n'est effectivement pas couverte et alors, la ministre a répété un gros mensonge et l'institution a sorti de gros sous pour payer ses avocats avec encore de l'argent public. Donc, couverte ou non, l'Université paie un bras pour avoir raison.

La Ministre ajoute que tout va bien à l'UQTR avec le nouveau recteur McMahon, qui vient de mener une consultation dont il a retiré 800 idées. Oui, 800 idées!

Alors qu'une seule bonne suffirait, soit de régler de façon humaine et digne ces deux dossiers qui confrontent l'UQTR avec des hommes honnêtes qui ont travaillé pour elle. Que l'UQTR se comporte enfin comme cette grande et belle institution que j'ai connue et où j'ai vécu durant trois décennies et où l'humanisme prévalait plutôt que la mesquinerie, le mensonge et l'intimidation.

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