Silence... direction omerta!

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Le Nouvelliste

En réaction à la lettre de Jocelyne Bruneau intitulée «Vivre et laisser vivre», publiée dans notre édition du 21 septembre dernier.

Il y a six ou sept décennies, dans mon petit village près de Shawinigan, il était plutôt mal venu de n'être ni pratiquant ni croyant. La religion catholique et ses ouailles se chargeaient de nous condamner au feu de l'enfer. Nous étions encore à ce moment, sous l'emprise de la peur et du lavage de cerveau.

Tout un contraste avec certaines récentes demandes dans ce journal où les adeptes de Dieu réclament le droit de croire en paix. Sans être méchant, je leur réponds que c'est un simple retour du balancier. Le 21 septembre dernier, le vase a débordé lorsqu'une brave dame de Trois-Rivières a presque exigé l'omerta sociale. 

Selon ses écrits dans cette même tribune, il ne faudrait pas parler d'argent, de sexe ou de religion, question de respect, semble t-il. Nous serions, il paraît, tombés dans les extrêmes. Un peu plus, et on serait en majorité, des révolutionnaires. 

Ne vous en déplaise, chère dame, l'argent est le nerf de la guerre et nous devons continuer d'en discuter parce que c'est nécessaire, étant donné notamment nos taux d'endettement. 

Par ailleurs, l'ouverture tardive sur les discussions à caractère sexuel vient de naître et ce n'est, espérons-le, qu'un premier pas. Fini les cachettes et les tabous. Quant à la religion, on en parle encore parce qu'elle s'accroche encore.

Que dites-vous, madame Bruneau, des vieilles positions du Vatican qui refuse toujours de reconnaître le mariage des prêtres, l'égalité homme-femme, les relations sexuelles hors mariage, etc. La religion fait bien sûr certains pas en avant, mais c'est surtout forcé par l'opinion publique. 

Sans les dénonciations justifiées et la forte baisse du rituel divin, nous en serions encore au péché mortel, à la procession du Sacré-Coeur et à la messe en latin. Vivre et laisser vivre, selon votre souhait, ne veut pas dire se taire et renoncer à l'esprit critique qui constitue une nécessité reconnue. 

Qui n'avance pas recule et renoue avec les tabous, ces cadenas anti-évolution.

Roger Matteau

Shawinigan

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