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Ce n'est pas la société québécoise qui a rejeté l'enseignement religieux catholique des écoles. Ce sont nos élus qui ont trahi les parents.

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Le Nouvelliste

Étant enseignante à la retraite, tout ce qui concerne l'éducation m'interpelle et je m'implique dans le débat lancé par Andréa Richard pour le retrait du volet «religion» du cours d'Éthique et culture religieuse implanté depuis quelques années. Un peu d'histoire s'impose. Début 2000, le gouvernement, désireux de retirer le cours «enseignement religieux» et croyant la société prête à accepter, organisa un vote par le biais de l'école demandant aux parents de se déclarer en faveur de ce cours ou non. Surprise générale! Les parents se sont déclarés à 85 % désireux que leurs enfants reçoivent l'enseignement religieux à l'école. Les parents d'une autre religion pouvaient demander une exemption et les inscrire en «morale»! Le statut confessionnel des commissions scolaires les obligeait à dispenser ce cours.

Pour contourner la volonté des parents, le gouvernement péquiste demanda au fédéral une modification du statut des commissions scolaires de «confessionnelles» à «linguistiques». Vers 2004, le gouvernement libéral abolit le cours enseignement religieux et implanta le cours Éthique et Culture Religieuse (ECR) avec mention qu'aucune demande d'exemption ne serait accordée.

Non, ce n'est pas la société québécoise qui a rejeté l'enseignement religieux catholique des écoles. Ce sont nos élus qui ont trahi les parents. Les enseignants qui dispensent le contenu du cours ECR objectivement aux étudiants leur ont permis d'acquérir d'utiles connaissances et notions. Certains enseignants athées et militants qui donnent ce cours avec leurs convictions personnelles et brossent un tableau plutôt sombre de l'histoire des religions et surtout de la religion catholique lèguent un acquis négatif aux jeunes. Personnellement, je ne crois pas que ce cours fasse des conversions. Les déclarations et les accusations d'Andréa Richard au sujet du cours ECR et des enseignants me semblent injurieuses, injustifiées, mensongères et farfelues. «Plus le mensonge est gros, plus il a la chance d'être cru!»

Tout ce débat fort médiatisé me porte à croire que ce n'est pas juste le retrait du volet «religion» mais du cours dans sa totalité et que toute cette publicité autour d'elle poursuit peut-être un autre but. Avec les appuis dont jouit Andréa Richard, comme l'Association des humanistes du Québec, le Mouvement laïque québécois et l'organisme pour le droit des femmes, Noëlla Champagne qui l'aide à obtenir le parrainage de Jean-François Lisée pour sa pétition et peut-être Agnès Maltais, porte-parole de l'opposition en matière de laïcité, les buts poursuivis seront peut-être atteints. Le retrait de l'ECR libère un espace «cours» dans la grille horaire des élèves. Il semble possible que cet espace soit comblé par l'implantation du cours éducation sexuelle (exploration de la sexualité), mis sur pied en septembre par la Commission scolaire de Montréal, du primaire au secondaire au Québec.

Je cite une des raisons invoquées par Andréa Richard pour le retrait de l'ECR au primaire. «Les enfants sont bien trop jeunes pour comprendre. Il devrait être donné à la fin du secondaire ou à l'université.» Cette raison est fort probablement pertinente en regard du cours d'éducation sexuelle. 

Mme Richard, si vous partez en croisade contre ce cours au primaire, je serai à vos côtés, car ici encore, l'état s'approprie un droit parental.

Tout ce débat sur la foi religieuse me fait penser au «Pari de Pascal». Blaise Pascal, mathématicien, physicien, philosophe et écrivain avait une soeur devenue religieuse. Ce fait l'incite à réfléchir sur l'existence de Dieu. «Il y a une chance sur deux que Dieu existe. S'il n'existe pas, je ne pourrai avoir des regrets d'avoir cru. S'il existe, je serai heureux d'avoir cru et être avec Dieu. C'est risqué, vaut mieux agir sûr!» Il consacra sa vie à la foi et à la piété.

Le Pape Jean-Paul II disait que la première liberté qu'un État totalitaire nous enlève, c'est la liberté religieuse, ensuite, il nous enlève toutes les autres.

Carole Piché

Shawinigan

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