Du bac... à l'enseignement supérieur

Les propos d'Hélène David, ministre responsable de l'Enseignement... (S)

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Les propos d'Hélène David, ministre responsable de l'Enseignement supérieur, sur les commentaires du député Donald Martel à propos du dossier de l'ex-vice-recteur Martin Gélinas et de l'ex-directeur des équipements Alain Fournier, ne font pas l'unanimité. On la voit ici en compagnie du recteur actuel de l'UQTR, Daniel McMahon.

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Le Nouvelliste

En réaction à l'article intitulé «M. Martel ne devrait pas commenter», publié dans notre édition du samedi 17 septembre. L'article en question présentait la position de la ministre responsable de l'Enseignement supérieur, Hélène David, quant aux propos tenus par le député Donald Martel dans le dossier de l'UQTR.

Madame la ministre responsable de l'Enseignement supérieur, permettez-moi de porter un commentaire concernant la banalité intellectuelle de votre réaction relativement aux propos tenus par le député de Nicolet-Bécancour, monsieur Donald Martel. 

Vous dites: «M. Martel ne devrait pas commenter» en faisant référence à l'inquiétude qu'il a publiquement exprimée face aux dossiers de l'ex-vice-recteur Martin Gélinas et de l'ex-directeur des équipements, Alain Fournier. 

Vous affirmez que M. Martel ne devrait pas commenter la situation actuelle de ces deux cas litigieux: «parce que quand on est en litige, on s'abstient de commenter ça».

Madame, exigeons alors de tous les médias qu'ils ferment leurs portes; n'abordons plus les cas d'actualité juridique, ne traitons plus des situations conflictuelles, ne présentons plus au peuple l'information concernant les accusations de pédophilies, d'escroqueries, de fraudes, etc.

Madame, pardonnez mon franc parler mais je considère que vous commettez une grave erreur de jugement, sans doute fondée sur une intention malveillante de détourner la vraie nature du litige en cause. 

Je ne crois pas que monsieur le député ait abordé, dans ses propos, des informations de nature confidentielles ou nominatives qui pourraient nuire aux procédures juridiques en cours; il exprime ouvertement ce que la population trifluvienne dénonce depuis des mois, des années: nous sommes violemment et péniblement émus, consterner, ébranlés et troublés par la tournure incongrue des événements concernant le triste acharnement affectant sérieusement la vie de deux de nos ex-administrateurs accusés d'on ne sait plus trop quoi.

Et... vous détournez l'attention du peuple en affirmant que ces deux causes (ici madame, on parle de deux hommes, de deux vies humaines ne l'oublions pas!) ne provoquent pas de dilapidation des fonds publics: «Il n'y a pas de frais juridiques... les honoraires sont payés par l'assureur de l'Université...». Allez dire cela aux victimes de Lac-Mégantic, aux victimes de crimes... que ce n'est pas grave: les assurances vont payer tout ça!

Madame la ministre, qui paie pour les universités au Québec? Qui paie pour les assurances de nos institutions publiques? Qui va encore payer pour l'augmentation des primes des assurances? Qui madame?

Ne me répondez pas que ce sont les assureurs et... indirectement le gouvernement, ce sont les étudiants, le peuple, vous et moi qui allons payer la facture! Le BAC (Bureau d'assurance du Canada) doit se réjouir de votre propos! 

Aussi, lors de votre déclaration, encore une fois votre habileté à contourner le fond d'un important débat social concernant les lanceurs d'alerte, vous amène à vous abstenir de commenter la situation «qui, en ce moment, fait l'objet d'un litige. Je ferais un outrage au tribunal. Il n'est pas question que je parle de ça...».

Madame la ministre, aborder la question des lanceurs d'alerte ne signifie pas commenter le litige en cause; il s'agit d'une situation toute aussi préoccupante que la question de la liberté d'expression. Notamment, ces deux cas de problématique sociale ne devraient-ils pas vous préoccuper, vous et votre gouvernement? 

Et pour terminer votre intervention, sans doute pour apaiser notre conscience de philanthrope et d'humaniste, dans un élan d'altruisme qui n'a d'égal que votre grande compassion face au drame qui affecte sérieusement l'opinion publique trifluvienne et ces deux hommes, vous concluez votre propos en soulignant les mérites de l'UQTR et de son recteur.

Bravo, madame la ministre!

Madame la ministre, il ne me reste qu'à vous souhaiter l'érection d'une statue à votre nom sur la colline parlementaire afin que tous s'inspirent de votre raisonnement et portent en terre féconde la semence d'une franche justice.

Jean Paquette

Trois-Rivières

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