Merveilleux père Claude

Le père Claude Héroux...

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Le père Claude Héroux

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Le Nouvelliste

La nécrologie du mardi 13 septembre nous apprenait le décès du père Claude Héroux, franciscain. À 99 ans! Surprenant père Claude.

Il faut laisser un hommage à ce «passeur» de poésie. Le père Claude a oeuvré au Cégep de Trois-Rivières, dès sa création, à titre de professeur de littérature. Notamment de poésie. Il était fier de travailler dans ce «gros» cégep évalué parmi les dix meilleures institutions d'enseignement pré-universitaire au Québec.

Avec les pères Odoric, Mario et Paul, le père Claude honorait les franciscains dans leur mission de transmettre le savoir aux plus démunis autant qu'aux plus curieux. Ils faisaient partie de l'enseignement classique donné par les franciscains au Collège Séraphique de la rue Laviolette ensuite déménagé et nommé Collège Saint-Antoine des Côteaux sur le boulevard des Forges. C'était avant de fusionner pour donner le cégep.

Souriant et sérieux, passionné et maître en même temps, il avait le souci et le sens de la communication verbale. À l'affût, jamais ennuyant ni ennuyeux. Il avait trouvé toute sa place dans ce cégep qui s'inventait avec l'abbé Louis Martel comme pilote pédagogique.

Il a fourni des «cours aux oreilles», des cours audio que les étudiants allaient écouter à la bibliothèque. Il a enseigné la poésie aux cours télévisés par la télé locale sur l'antenne du cégep. C'est là que le père Claude est devenu une star. Par l'entremise de Michel Audy, Claude Panneton, Daniel Pagé et d'autres. Metteur en scène de la parole poétique, sans égal.

Fabuleux professeur de l'enchantement, il n'aimait pas les querelles, les confrontations, la polémique. 

«Comme cela est inutile!». Il préférait l'âme vagabonde à l'esprit dialectique. La nouveauté ne l'effrayait pas. La tradition non plus. «Tout change tout le temps». Qui l'a côtoyé l'a aimé.

Ceux et celles qui ont entre 50 et 64 ans qui sont passés par le cégep peuvent se souvenir de sa blanche crinière, de sa démarche, de sa fierté et de son entregent généreux.

Curiosité, il avait été choisi par le personnel féminin du Pavillon des Humanités comme étant «le plus bel homme du cégep». Ce dont il aurait pu se passer.

Je lève mon chapeau et le baisse bien bas devant cet homme, ce prêtre, ce franciscain mais surtout ce professeur magnifique. Mon collègue dans mes débuts de carrière de prof.

Jean-Claude Soulard

Trois-Rivières

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