Cessons d'être bonasses!

Religion catholique ou musulmane, la place des femmes... (La Presse)

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Religion catholique ou musulmane, la place des femmes ne fait pas l'unanimité.

La Presse

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Le Nouvelliste

Plusieurs personnes ont écrit dernièrement dans Le Nouvelliste pour émettre leurs opinions concernant l'enseignement religieux ou l'enseignement des religions dans nos écoles.

Les enseignants pourraient expliquer aux nouvelles générations que, il y a quelques années seulement, les Québécois étaient sous le joug de la religion catholique.

Du temps de mes grand-parents, les curés passaient dans les demeures pour demander aux femmes pourquoi elles n'avaient pas eu d'enfant cette année-là. Les femmes étaient considérées comme des usines à bébés ne pouvant empêcher la grossesse car empêcher la grossesse était considéré un péché.

Les femmes dans ces années là, étaient considérées comme des sous-humaines n'ayant pas le droit de voter, devaient demander l'autorisation du mari pour se faire hospitaliser ou recevoir des soins médicaux.

Lors d'un mariage, une femme déclarait sa soumission à son conjoint avec la bénédiction de l'Église catholique. Je me trompe peut-être mais il me semble avoir lu qu'en 1957, notre chère Église catholique a fait une étude afin de savoir si les femmes avaient une âme. Les jeunes filles devaient quitter l'école très jeunes car on attendait d'elles qu'elles se marient et fassent de très nombreux enfants.

Des années plus tard, certaines femmes de tête se sont levées pour proclamer leur identité, pour faire leur place au sein de la communauté, pour se prévaloir du droit de vote, de l'éducation, de l'indépendance financière et être enfin traitées comme des humains. Ce fut une longue bataille pour changer cette mentalité archaïque.

L'Église catholique n'accepte toujours pas le sacerdoce pour les femmes. Au Vatican, la majorité des protagonistes sont des hommes. Est-ce juste moi ou est-ce vraiment que l'Église catholique juge les femmes trop indignes pour occuper des postes sacerdotaux?

Pour contester cette pratique archaïque envers les femmes, plusieurs personnes ont quitté les églises. Aujourd'hui, je constate qu'une autre religion cherche à s'implanter et à s'imposer au Canada. Saviez-vous qu'au Pakistan, il est interdit aux catholiques de bâtir des églises?

Seules les mosquées sont autorisées. Ces mêmes personnes qui interdisent aux catholiques ou autres appartenances religieuses de bâtir leurs églises viennent construire ici leurs mosquées.

Dans ces mosquées est enseigné le Coran. Je vous invite à le lire. Je pourrais résumer de cette façon. Il faut attirer la confiance des ''infidèles'' et les détruire de toutes les façons possibles. En les jetant des ponts, en fonçant sur eux en auto, en les égorgeant, bref, en les tuant.

Tous les occidentaux sont considérés comme des infidèles. Les occidentaux, ce sont vous et moi. Après des années de lutte pour se défaire du joug de l'église catholique, je comprends mal qu'au Canada, nous acceptions que les femmes portent le burkini ou le hijab au nom d'une religion. Ces femmes qui proclament haut et fort leur droit à porter ces vêtements - qui sont, comme le disait si bien Richard Martineau dans une récente chronique, les signes d'une radicalisation - me ramènent au temps de mes grands-parents.

Nos gouvernements ont prôné la laïcité alors pourquoi nous laissons-nous imposer une pratique religieuse qui dévalorise la femme? Cessons d'être bonasses. Je refuse d'être sous l'emprise d'une quelconque religion. Nos valeurs, nos traditions et notre éthique en tant qu'êtres humains ne peuvent se définir qu'à travers une religion. L'Être suprême doit parfois se désoler de sa Création.

Anne-Sylvie Duquette

Saint-Boniface

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