Ces crises qui marquent notre époque

Nous vivons une crise de confiance, de légitimité. (Infographie Le Soleil)

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Le Nouvelliste

Nous vivons une crise de confiance, de légitimité.

Une crise de valeurs: nous sommes passés d'un monde de solidarité, de confiance mutuelle à un monde d'individualisme, de scepticisme. 

Un décrochage s'installe entre une approche traditionnelle et un discours mondialisé.

Peut-être cette crise vient-elle de changements survenus dans notre socialisation? On s'exprime de plus en plus librement, on veut de plus en plus consommer mais les ressources sont de plus en plus limitées...

Nous traversons une période où les structures économiques sont bouleversées. La mondialisation fait surgir de nouveaux leaders, de nouvelles idées. Une cassure s'installe entre nantis et démunis, gagnants et perdants. 

On a l'impression que ce sont les riches qui mènent le monde, qui décident pour nous (multinationales, lobbys, conglomérats...).

Une crise des institutions politiques est aussi en cause. Vivons-nous encore en démocratie? Beaucoup d'indices permettent d'en douter: ligne de parti, toute-puissance de l'exécutif, pouvoir absolu entre les mains du premier ministre et de sa garde rapprochée.

Un fossé s'est créé entre l'institution politique et le citoyen qui a l'impression qu'on ne l'écoute plus. Les technocrates, les juges prennent-ils trop de place?

Nos élus sont-ils représentatifs de notre volonté politique, le mode de scrutin est carrément mis en cause.

L'appareil politique est en crise, surchargé, incapable de répondre aux demandes (la force des lobbys y est-elle pour quelque chose?). On met la faute sur l'État providence, sans en faire la démonstration de façon éloquente. Les conflits entre les divers paliers gouvernementaux sont harassants.

Vivons-nous une crise morale, un désarroi idéologique? Où en est notre ciment social? On parle de solidarité mais on veut surtout entendre parler de liberté. Sans idéal mobilisateur comment ne pas tomber dans une certaine forme d'anarchie?

On préfère les mensonges qui plaisent aux vérités qui dérangent.

Les médias seraient-ils en cause face à cette crise? En partie oui. On se nourrit d'insignifiance, de négatif, de scoops. On s'intéresse davantage au jeu politique qu'au contenu.

Ces derniers pourraient contribuer à corriger les choses s'ils proposaient des pistes de solution après avoir exposé les problèmes. On obligerait ainsi le citoyen à réfléchir plutôt que de chialer et devenir cynique.

Alain Soulard

Trois-Rivières

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