Fluoration: à qui de décider?

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En réaction à la lettre de Christian Fortin intitulée «Fluoration: la façon la plus économique de prévenir la carie», publiée dans notre édition du 3 septembre.

Dans sa lettre, le dentiste Christian Fortin prétend répondre à une question que j'aurais posée dans ma lettre dénonçant le gaspillage. Or, il s'est plutôt fabriqué une question qui lui permettait de répéter le discours présenté ad nauseam par la Direction de la santé publique pour tenter de légitimer financièrement la fluoration de l'eau. Il explique que toute l'eau potable distribuée doit être assainie. Bien sûr! Je n'imagine pas la population devant se rendre à l'hôtel de ville pour se procurer de l'eau potable alors que nos canalisations n'achemineraient que l'eau destinée aux installations sanitaires.

Christian Fortin confond, volontairement, l'eau assainie et le traitement que constitue l'ajout de fluor à cette eau. Le gaspillage que je décrivais très précisément, c'est celui du fluor. Le fluor n'est pas ajouté à l'eau dans le but de la rendre saine. Même une substance toxique peut être gaspillée.

Le dentiste Fortin lance une attaque incisive en me reprochant d'avoir émis «des menaces à peine voilées (...) envers les conseillers» en faveur de la fluoration. Je lui rappelle qu'en démocratie, les citoyens ont le droit, et même le devoir, de s'adresser aux élus et de leur rappeler qu'ils seront jugés en fonction de leurs décisions aux prochaines élections. Il n'y a rien de «voilé» là-dedans. Par exemple, des conseillers à l'écoute de leurs concitoyens ont su résister aux pressions du ministère de la Santé et des Services sociaux. En votant contre le fluor, ils ont mérité notre appui et ils l'auront.Finalement, je me suis interrogé sur la motivation du signataire d'une telle lettre. Or, Christian Fortin a été dentiste-conseil au ministère de la Santé et des Services sociaux. Tout ceci nous mène à un autre questionnement: si la fluoration de l'eau potable est si bénéfique pour la santé, pourquoi le gouvernement ne l'impose-t-elle pas partout au Québec plutôt que de déléguer aux conseils municipaux une telle responsabilité?

André Mélançon 

Trois-Rivières

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