La justice: premier droit du citoyen

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Le Nouvelliste

Que ce soit celui de la Santé, de l'Éducation ou des Finances, il n'y a pas de ministère plus important que celui de la Justice.

Celui dont justement aucune campagne électorale ni programme de parti ni débat des chefs ne parle jamais.

Toute la société repose sur la justice, ce droit fondamental du citoyen. Ici, au Canada et au Québec, la justice est inaccessible au citoyen: inaccessible financièrement (il faut être riche, très riche pour se permettre l'appareil de la justice), inaccessible de par ses délais inacceptables (ce qui profite régulièrement aux criminels par expiration du délai raisonnable) et inaccessible par sa jurisprudence dominante à outrance et datant souvent d'un passé plus ou moins lointain et questionnable faisant règle absolue défiant le simple gros bon sens. La jurisprudence est devenue l'arme des avocats et le baillon des juges.

Tous se réclament de vivre dans ce fameux «état de droit».

Avec raison, on a enterré la justice dans l'argent, on l'a étirée jusqu'à ce qu'elle se détraque et on l'a cachée dans la loi. Le simple citoyen n'a plus accès à la justice!

Qu'on soit malade ou en santé, éduqué ou ignorant, riche ou pauvre, se faire rendre justice au besoin, rapidement, à un coût accessible et selon un jugement de «vraie justice», demeure en haut de tout: le premier droit du citoyen.

Je ne veux pas vivre dans un état strictement de «droit» mais bien dans un état de «justice» accessible.

Les juristes sont excellents à nous confondre avec ces deux termes-là mais on n'est pas dupes: ils ne sont certainement pas synonymes.

Marcel Guilbert

Saint-Boniface

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