Le dôme trifluvien

En réaction à la lettre de Robert Duchesne intitulée «

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Le Nouvelliste

En réaction à la lettre de Robert Duchesne intitulée «Projet de loi 106: les maires irréfléchis», publiée dans notre édition du 27 août dernier.

Dans une opinion récente publiée dans Le Nouvelliste, M. Robert Duchesne s'étonne du désintéressement de la Ville au sujet des impacts éventuels reliés au transport des hydrocarbures sur notre territoire. Et l'auteur trouve le maire Lévesque très irréfléchi de ne pas se préoccuper d'une problématique qui touche notre milieu de vie d'aussi près.

Comme si notre ville se trouvait à l'abri de tout sous un dôme imaginaire!

Car le tracé de l'oléoduc Énergie est de TransCanada prévoit traverser une trentaine de grands cours d'eau au Québec ainsi que notre municipalité sur une distance de plus de 14 km.

En même temps, nous apprenons que ce pipeline qui partira de Hardisty en Alberta pour rejoindre Saint-Jean au Nouveau Brunswick présenterait d'importantes failles de sécurité, tel que le rapportait La Presse en janvier dernier.

M. Duchesne ne devrait pourtant pas s'étonner outre mesure de l'attitude du maire dans ce dossier, s'il voulait bien se rappeler que le même maire Lévesque s'était grandement réjoui que la Ville accepte de recevoir des tonnes d'eaux usées résiduelles provenant de travaux de fracturation pour l'exploitation du gaz de schiste.

Le maire s'en était même vanté en déclarant: «Des contrats de même j'en prendrais toutes les semaines». Tout cela pendant que le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement s'inquiétait déjà, dans un rapport datant de 2011, de la nature des contaminants composant ces eaux usées. Et il semblait déjà clair que les champs d'épuration municipaux n'étaient absolument pas conçus pour traiter de telles eaux regorgeant de produits chimiques dont on ignorait même la nature.

M. Duchesne en rajoute en soulignant le mépris du maire pour les citoyens et en démontrant son ignorance en matière d'impacts environnementaux liés au transport d'hydrocarbures.

Là, peut-être pousse-t-il un peu fort, car ce n'est pas parce que le maire refuse d'être contrarié sur quelque sujet et qu'il est convaincu d'être le seul à avoir raison qu'il se tromperait.

Bien que je vous incite à vous méfier des gens qui ne se trompent jamais.

Car, comme l'a déjà si bien exprimé le prince Charles-Joseph de Ligne dans Mes Écarts: «Malheur aux gens qui n'ont jamais tort; car ils n'ont jamais raison...»

Guy Godin

Trois-Rivières

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