Potager sauce fluor

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Comment ce fluor de qualité douteuse va-t-il modifier la qualité de mes aliments cuisinés? Est-ce que le processus de mise en conserves de légumes fluorés avec ce fluor aura des conséquences sur la qualité de ce que je mange?

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Le Nouvelliste

En cette période de l'année, je contemple mon potager avec fierté et une satisfaction renouvelée: de beaux légumes gorgés de soleil, de beaux fruits ronds et juteux, des herbes aromatiques odorantes et succulentes, le tout cultivé sans pesticides et sans engrais chimiques. Un pur bonheur bio, 100 % local!

Comme plusieurs autres Trifluviens, petits cultivateurs citadins soucieux de ce qu'ils ingurgitent, je fais des conserves et je déshydrate plusieurs aliments en prévision de la saison froide. Mais cette année, est-ce que j'en profite pour la dernière fois? L'été prochain, l'eau de Trois-Rivières sera fluorée.

Bien sûr, plusieurs d'entre vous me diront que les légumes contiennent naturellement du fluor, dont mes précieuses tomates. Mais le fluor qui sera utilisé pour la fluoration de l'eau est un déchet industriel qui ne provient pas d'un bon terreau enrichi de compost naturel.

Je me questionne: comment et en quoi ce fluor industriel va-t-il modifier la qualité de mes récoltes? Comment ce fluor de qualité douteuse va-t-il modifier la qualité de mes aliments cuisinés? Est-ce que le processus de mise en conserves de légumes fluorés avec ce fluor aura des conséquences sur la qualité de ce que je mange?

Je n'ai pas de réponses et malgré toutes les connaissances disponibles sur Internet, il semble qu'il n'y a pas beaucoup de personnes qui se posent les mêmes questions. Tout ce qu'on sait, c'est que les impacts du fluor sur l'environnement sont encore méconnus.

Et pourtant, on devrait apprendre de nos erreurs! Il n'y a pas si longtemps, on ne connaissait pas les dangers associés à la consommation de tabac et à l'exposition au soleil...

L'eau de pluie ne suffisant pas pour assurer la survie de mon potager santé, je devrai donc utiliser l'eau potable de ma ville l'an prochain. Mais sera-t-elle encore potable? J'hésite à en donner à mon chat et à mon chien, et pourtant je ne les mange pas! Je ne boirai pas de cette eau, mais je serai obligée d'en consommer malgré moi, ne serait-ce qu'en prenant ma douche.

Si j'utilise de l'eau embouteillée pour préparer les repas, le thé et le café, je me retrouve devant un autre dilemme. En augmentant ma consommation d'eau embouteillée (en contenant récupérable de 18 litres), j'augmente mon empreinte écologique, car plus de transport engendre plus de consommation de carburant et donc, plus de production de carburant.

Je ne veux pas contribuer à augmenter les émissions de gaz à effet de serre! C'est un cercle vicieux, sans issue.

Est-ce que mes doutes sont fondés? Ne dit-on pas: «Dans le doute, abstiens-toi!» Conséquemment, pour moi c'est NON. NON à la fluoration de l'eau potable à Trois-Rivières. Et je ne suis pas qu'un nom sur une pétition; je vote aussi.

Johanne Rocheleau

Trois-Rivières

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