La vente de Rona et la petite politique

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François Gervais, Le Nouvelliste

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Le Nouvelliste

À la suite de la commission parlementaire sur le processus de vente de Rona, il m'apparaît indéniable que l'on n'assiste qu'à une guerre idéologique.

Pour le Parti québécois, tout ce qui est investisseur américain est prédateur et tout ce qui est privé donne des boutons... Alors imaginez-vous ce que fait un investisseur privé américain.

Après s'être vu imposer par le gouvernement Marois en 2012 un achat d'actions de Rona pour supposément la protéger contre une tentative hostile d'achat, IQ a profité du fait que personne au PQ ne savait dans quoi il s'embarquait pour utiliser un stratagème d'achat qui consistait a utiliser les fonds d'investissement propres au lieu de demander au gouvernement de créer un décret et utiliser le fonds d'investissement économique dont il en détient le plein contrôle, c'est-à-dire le gouvernement.

Investissement Québec, par le fait même, détenait le contrôle donc le pouvoir de disposer à sa guise de l'investissement Rona.

Après avoir perdu quelque vingt millions de dollars, dans la tête des dirigeants de IQ on attendait qu'une chose: le moment précis où une opportunité de vendre apparaîtrait. Le retrait de l'offre hostile de Lowe's, principalement dû à la présence gouvernementale dans le portrait, le retour a une situation plus stable dans les finances de Rona, une petite lumière s'alluma.

Les dirigeants ont décidé que le temps était venu, d'autant plus qu'ils n'avaient aucunement l'obligation d'avoir l'aval du gouvernement pour effectuer la vente de ce canard toujours boiteux aux yeux de ces mêmes dirigeants. L'action revenue pratiquement au prix d'acquisition, l'occasion était belle. Tout le reste n'est que petite politique.

On peut facilement se demander où serait Rona aujourd'hui si ce n'était de l'aide gouvernementale de 2012? Probablement fermé a tout jamais. Par contre, avec la nouvelle offre spectaculaire de 24 $ l'action, principalement attribuable au fait de l'absence gouvernementale dans le portrait, les milliers d'emplois sont encore existants.

C'est là que les boutons ont commencé a sortir chez les péquistes et la frustration inexplicable chez les caquistes parce qu'idéologiquement, ce parti n'est pas contre le privé. Les participants péquistes sont sortis de la commission complètement outrés principalement parce qu'ils n'avaient pas eu les réponses qu'ils voulaient.

Personne de ce coté de la salle voulait, comme le spécifiait le mandat, «comprendre le processus de vente des actions de Rona». Tout ce qu'ils voulaient - et c'était tellement apparent par leurs attitudes - c'était de prendre le gouvernement Couillard en défaut. Tout le reste encore une fois n'était que partisanerie et petite politique.

Bravo messieurs de l'opposition... Encore un exemple frappant de votre incompétence et de votre inutilité. Le résultat final est que la vente des actions de Rona a probablement évité une perte de plus de 150 millions $, soit la somme utilisée pour remplir la commande politique de 2012 et ceci me réconforte au plus haut point.

Jacques A. Dion

Trois-Rivières

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