Un drame qui cache un suicide?

Les enquêteurs du Bureau des enquêtes indépendants et... (Collaboration spéciale, Éric Beaupré)

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Les enquêteurs du Bureau des enquêtes indépendants et du Service de police de Montréal ont pris le relais de la Sûreté du Québec dans cette affaire.

Collaboration spéciale, Éric Beaupré

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Le Nouvelliste

C'est le titre d'un article écrit par Yanick Poisson de La Tribune paru dans Le Nouvelliste du lundi 29 août 2016. Cet article traite du drame ayant eu lieu à Saint-Cyrille-de-Wendover le 26 août.

Les policiers ont fait feu, blessant mortellement un homme. Violence conjugale.

Enquête indépendante pour «faire la lumière sur cet événement et déterminer si les policiers ont agi convenablement dans les circonstances».

Ce genre de nouvelle me fait toujours réfléchir. Réfléchir à notre rapport avec les policiers, réfléchir aux situations de violence dans les maisons qui justifient un appel d'urgence, réfléchir à notre société en général.

Ai-je regardé trop d'émissions d'enquête policière? Peut-être, mais j'ai entendu parler depuis longtemps de ce qui s'appelle en anglais «suicide by cop». Je pense que certains drames se sont terminés comme cela au Québec, mais que l'on ne l'a jamais dit explicitement.

J'ai pensé qu'il s'agissait précisément de ce genre de situation perverse pour l'événement du 26 août en soirée.

C'est donc avec un mélange d'ironie et de «je le savais bien» que j'ai lu le titre de ce fameux article.

Ce sont donc les policiers qui porteront l'odieux d'avoir tiré sur cet individu, alors que nous savons tous maintenant que lorsque vous vous précipitez vers des policiers avec une arme à la main et qu'il y a danger pour leur vie, leur protocole et leur instinct de survie les forcera à tirer vers vous.

Nous le savons à tel point que nous pouvons utiliser cette approche pour nous suicider de manière cavalière. Le policier ne s'est pas levé ce matin là en désirant éliminer une vie sur terre. Pourtant, l'être humain qu'il est, portera à jamais la cicatrice en lui de cette vie enlevée de sa main professionnelle.

J'en appelle à plus de compréhension envers le travail des policiers. Celui que nous appelons chien, poulet ou autre surnom non glorieux, celui-là donc, est le même qui répondra à un appel pour nous venir en aide, pour nous libérer de l'insécurité autour de nous, à la limite pour sauver notre vie menacée.

Il ne regardera pas notre couleur de peau, notre sexe, notre religion, notre langue, quoi qu'on en pense.

Il fera son travail tel qu'il lui a été enseigné, tel qu'il l'a pratiqué, tel que son professionnalisme lui dictera.

Sylvie Gagné

Nicolet

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