La politique comme un roman-fleuve

Dans le cas qui nous préoccupe, qui dit... (La Presse)

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Dans le cas qui nous préoccupe, qui dit la vérité?

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Le Nouvelliste

Comme c'est amusant de suivre la politique à tous les niveaux, et ce, au quotidien. Les politiciens et politiciennes me font rire beaucoup plus que les humoristes.

Pensons à Donald Trump aux États-Unis, malgré qu'il puisse être dangereux. Par exemple, lors de son discours au départ du Saguenay, Justin Trudeau, en réponse à un journaliste qui lui demandait son opinion personnelle à l'annonce de la démission de la politique de Stephen Harper, est allé de tellement d'éloges à son endroit qu'il n'en finissait plus.

Le Vatican n'aurait pu faire mieux pour canoniser M. Harper. Notre premier ministre canadien devrait faire partie de la LNI, Ligue nationale d'improvisation.

Au Québec, une autre démission pour cause de maladie est celle de Mme Véronique Hivon, candidate à la chefferie du PQ en remplacement de Pierre Karl Péladeau. Situation regrettable pour elle et pour ses électeurs.

De cinq candidats, ils sont maintenant quatre. Bien sûr, ils se partageront les idées innovatrices de Mme Hivon.

C'était édifiant d'entendre les compliments qu'ils ont énoncés envers Mme Hivon avec tant d'amour! Quelle belle famille! «Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil!» Néanmoins, ils seront moins nombreux à se partager le gâteau...

Passons maintenant à l'affaire Rona, un immense cafouillage s'il en est un. Jadis, il y avait une émission télévisée qui s'intitulait Qui dit vrai? et c'était au téléspectateur de déterminer qui disait vrai ou faux.

Dans le cas qui nous préoccupe, qui dit la vérité?

Est-ce l'ex-ministre Jacques Daoust, son ex-chef de cabinet, Pierre Ouellet, le chef de cabinet du premier ministre, Jean-Louis Dufresne, le député libéral Robert Poëti, le premier ministre Philippe Couillard?

À l'émission 24/60 de RDI, Louise Beaudoin n'y comprenait rien à ce qui se passait et a dit avoir essayé de décortiquer tous ces messages envoyés aux médias avant de pouvoir simplifier le tout. On se croirait à la maternelle: «ce n'est pas moi, c'est lui!»

Il ne faut pas généraliser et dire que tous les politiciens et politiciennes sont semblables. Leurs motivations peuvent être différentes. Pour les uns, c'est la soif du pouvoir ou s'assurer une belle retraite, pour les autres, c'est la justice sociale ou rendre service à la communauté.

Plusieurs sont doués pour le bla-bla et on peut se demander s'ils sont diplomates ou hypocrites? Pas étonnant qu'une grande partie de la population demeure indifférente à leur endroit. Suivre la politique, c'est comme regarder un roman-fleuve à tous les jours.

Jocelyne Bruneau

Trois-Rivières

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