La tentation de la démagogie

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Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, a soulevé un tollé en commentant le verdict de culpabilité pour meurtre non prémédité contre Richard Henry Bain.

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Le Nouvelliste

Voici comment Larousse définit le mot «démagogie»: attitude consistant à flatter les aspirations à la facilité ou les préjugés du plus grand nombre pour accroître sa popularité, obtenir ou conserver le pouvoir.

Voilà précisément l'attitude des partis d'opposition, en particulier celle du Parti québécois, vis à vis la déclaration du ministre Barrette à la suite de la condamnation de Richard Bain. Ce qu'a dit M. Barrette ne représente que la simple vérité. Toute personne ayant un statut de pouvoir se doit de nos jours de mesurer ses sorties médiatiques, surtout celles qui amènent ou qui prônent des changements drastiques ou pas dans notre société ou dans notre manière de vivre.

Gandhi devait recevoir des menaces de mort quasi quotidiennes, les présidents de grands pays doivent se doter de mesures sécuritaires très complexes. Pourquoi? Essentiellement pour la raison que M. Barrette a prononcée dans sa sortie. Parce que de nos jours, personne ne sait d'où viendra l'attentat, de qui, et pourquoi.

De nos jours, il y a plein de fanatiques prêts à perpétrer d'innommables cruautés au nom de leurs propres croyances et aussitôt qu'une personne en vue ose prononcer quelque discours qui vient en contradiction avec ces croyances, elle devient une victime potentielle. C'est à cela que M. Barrette faisait référence.

Tous ces politiciens qui ne font jamais rien n'ont rien à craindre, même s'ils se sentent en danger et viennent pleurer devant une caméra.

Le problème, par ailleurs, est quand des politiciens prennent avantage de ces situations pour se gagner du capital politique en faisant de la pure démagogie, comme cela se passe actuellement avec nos gorges chaudes des partis d'opposition.

Au risque de se ridiculiser, ils sont prêts à tout. Cela démontre des partis en déroute qui sont prêts à se prêter au jeu de la démagogie peu importe le résultat.

Flatter les aspirations à la facilité ou les préjugés, voilà où nous en sommes avec nos vaillants politiciens d'opposition.

Jacques A. Dion

Trois-Rivières

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