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La population est clairement en désaccord dans le dossier de la fluoration de l'eau potable

Le dossier de la fluoration de l'eau potable... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Le dossier de la fluoration de l'eau potable à Trois-Rivières continue de faire jaser.

François Gervais, Le Nouvelliste

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Le Nouvelliste

Le 4 juillet dernier les élus municipaux ont adopté une résolution invitant «le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) à prendre les moyens nécessaires pour consulter les Trifluviens et informer la Ville que la condition de l'acceptabilité sociale a été rencontrée».

Pourquoi donc consulter la population de Trois-Rivières et continuer à gaspiller les fonds publics?

Le MSSS n'a jamais rempli son devoir de consulter la population pour évaluer une condition sine qua non de l'instauration de la fluoration: l'acceptabilité sociale.

La Direction de santé publique (DSP) a répété maintes fois qu'il n'était pas de sa responsabilité de la vérifier. La population de Trois-Rivières n'a donc jamais été consultée ni par la DSP, ni par la Ville avant d'instaurer la fluoration de l'eau.

La Coalition trifluvienne pour une eau très saine (CTETS) a fait le travail de consultation avec une pétition à coût nul pour l'État et plus de 17 500 signataires à ce jour refusent la fluoration de leur eau potable. Nous pouvons donc affirmer:

• que le processus permettant de vérifier l'acceptabilité sociale est réalisé;

• qu'il n'y a pas d'acceptabilité sociale pour la fluoration de l'eau potable à Trois-Rivières;

• qu'une consultation publique par le MSSS serait encore une fois un gaspillage éhonté des fonds publics.

C'est clair, la population dit NON à la fluoration de leur eau potable!

Pourquoi le gouvernement persiste-t-il à vouloir nous faire avaler de force ce produit chimique non réglementé et non homologué par Santé Canada? Pourquoi continue-t-il à injecter des sommes importantes en subvention alors qu'il y a des besoins plus criants en éducation et en santé?

Près de 800 000 $ seront gaspillés pour les équipements de fluoration de l'eau qui ne desserviront qu'une partie seulement de la Ville de Trois-Rivières. Combien en coûtera-t-il aux contribuables pour desservir l'est de la ville? Il y aura certes d'autres subventions à venir!

La CTETS a appris à la suite d'une demande d'accès à l'information que la Ville a déjà reçu un premier versement de 300 000 $ (sans présentation de factures).

Entre 2013 et 2015, la firme Pluritec a facturé à la Ville un montant de 54 000 $ pour des travaux de mise aux normes de la fluoration. Selon une étude de Réseau Environnement, il faudra ajouter les coûts de gestion afférents représentant plus de 50 000 $ par an, aux frais des contribuables.

Toujours par une demande d'accès à l'information, la CTETS a appris que la Direction de santé publique a dépensé quant à elle 180 000 $ pour faire la promotion de la fluoration, 125 000 $ pour une étude sur l'efficacité de la fluoration et l'état de santé buccodentaire, plus de 37 000 $ pour réaliser un sondage sur la perception de la santé buccodentaire... et quoi d'autre encore? Une consultation qui coûtera combien aux contribuables?

C'est plus d'un million de dollars que le gouvernement dépense pour la fluoration de l'eau potable. Cet argent, on le prend où? Dans nos poches!

Le gouvernement actuel a assez gaspillé! Le temps des consultations est révolu, la pétition fait foi de la non-acceptabilité de cette mesure et la population refuse que le gouvernement s'enlise dans un programme dont elle ne veut pas. Il y a certainement mieux à faire!

Les élus municipaux se disent sensibles à la pétition citoyenne mais la vraie reconnaissance attendue de tous ces Trifluviens refusant de boire une eau fluorée devrait se traduire par l'arrêt immédiat des travaux et des appels d'offres visant la fluoration de l'eau potable.

Le gouvernement doit abolir ce programme de fluoration de l'eau au Québec et utiliser les économies engendrées par la mise en place de mesures de prévention de la carie dentaire efficaces, reconnues et plus acceptables socialement, ainsi que de poursuivre les efforts de promotion de saines habitudes alimentaires par la réduction de la consommation des produits sucrés.

Joan Hamel

porte-parole CTETS

Trois-Rivières

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