La Ville doit faire appliquer ses règlements

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Le Nouvelliste

En réaction à la lettre intitulée «Trois-Rivières: TRès, TRop bruyante», publiée dans notre édition du 12 août dernier.

Nous sommes bien d'accord avec les signataires de cette lettre! Ces pétarades de voitures et motos ne sont pas normales et de plus sont illégales. Le centre-ville doit être une priorité d'intervention en raison de la concentration des délinquants.

D'année en année, ces bruits augmentent. Les autorités ont récemment augmenté le nombre de stalles de stationnement pour desservir les motocyclettes, mais sans gérer les conséquences.

Le nombre de voitures émettant délibérément des bruits perturbateurs augmente. Le stationnement du parc portuaire est un lieu de rencontre pour beaucoup de propriétaires de voitures bruyantes.

À l'oreille, on entend les véhicules fautifs circuler au centre-ville. On les entend descendre la rue des Forges vers le fleuve.

À l'oreille, les grondements des véhicules en arrêt sur le feu rouge nous préviennent des pétarades qui suivront. Au feu rouge, coin des Forges et du Fleuve, les motocyclettes s'orientant vers le tunnel indiquent même leur intention en clignotant vers le tunnel. Comment expliquer que les policiers ne voient rien et n'entendent rien?

Que dire des rassemblements de voitures «anciennes» au parc portuaire où on retrouve nombre de véhicules délibérément bruyants qui projettent leurs excréments dans le centre-ville et se permettent même de «clancher» dans le tunnel à leur départ? Jamais ils ne sont importunés.

De mémoire des plus vieux d'entre nous les modèles originaux comportaient des silencieux efficaces qui n'avaient rien à voir avec ceux actuellement installés sur ces répliques traficotées pour faire du bruit.

Le règlement auquel vous référez spécifie également à l'article 109: «Il incombe au directeur du Service de la sécurité publique de faire observer les dispositions du présent règlement et à prendre toutes les mesures nécessaires pour en assurer la stricte observance».

Depuis trois mois, nous aussi avons fait de nombreuses plaintes, écrites et téléphoniques, à la police pour obtenir l'observance des dispositions du règlement.

Après maintes discussions avec des policiers et après rencontre, début juin, d'un cosignataire avec le capitaine Jean-Yves Ouellet du service de la sécurité qui a conseillé de téléphoner au 819 691-2929 lors du constat de situations délinquantes, force est de constater que la récréation continue et que les délinquants du bruit sont les plus forts et les mieux organisés. Comme le mentionnait Mme Céline Lemyre dans Le Nouvelliste du 24 juillet dernier: «le centre-ville, devenu zoo sonore».

À la suggestion de certains policiers, nous avons fait des vidéos, fourni des numéros de plaques de multirécidivistes dont les voitures s'entendent à trois rues de distance pour ensuite se faire dire qu'il faut qu'eux-mêmes les appréhendent.

Nous avons invité certains, y compris la remplaçante du capitaine Ouellet, à venir assister au spectacle quotidien sur notre balcon de citoyen du centre-ville, mais personne n'est venu.

Tout ce que nous constatons, c'est que les véhicules rapportés sont toujours actifs et aussi bruyants, que des policiers ne sont toujours pas informés du règlement prohibant les motos dans le tunnel et que plusieurs donnent toutes sortes de raisons pour camoufler leur inaction.

Les réponses vont de «donnez-nous deux semaines» à «on ne peut rien faire» ou encore «contactez votre conseiller municipal» ou bien «ben là!, on peut pas empêcher les motos de passer dans le tunnel».

C'est n'importe quoi; une vraie risée. La récréation se poursuit au gré des délinquants. De quoi être exaspérés et en totale perte de confiance envers les représentants de la loi quand on subit quotidiennement ces défilés de délinquants à nos fenêtres et balcons.

Il faudra plus que les quelques tournées de voitures de police. Plus que les véhicules banalisés repérables facilement par tout citoyen un peu attentif. Car les adeptes du bruit qui se réunissent au stationnement du parc portuaire ont développé un réseau d'information qui les renseigne rapidement sur l'intrusion de policiers dans le secteur.

Un «tweet» d'une voiture éclaireur fait en sorte que tout se calme soudainement. Eux se savent en contravention du règlement, ils s'organisent. Puis trente minutes après le départ des policiers, toute l'activité reprend, c'est à nouveau la récréation. Il faudra une «VOLONTÉ».

Au centre-ville, les problèmes de pollution sonore ne sont pas tant les activités que la non-application des règlements municipaux par des services policiers laxistes.

Nous demandons au directeur du Service de la sécurité publique, à qui incombe la responsabilité de «prendre toutes les mesures nécessaires», d'assurer la plus stricte observance des articles 56, 71, 99 et 100 du règlement municipal sur la circulation et le stationnement.

Nous demandons aux autorités municipales (maire et conseillers) de veiller à l'application, dans l'esprit et dans la lettre, dudit règlement adopté par de sages prédécesseurs sensibles aux besoins des citoyens.

Linda Chandonnet

Yvon Doucet

Lise Gosselin

Élizabeth Marineau

Monique Thibault

Jean-Claude Trahan

Gilles Villeneuve

Trois-Rivières

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