La cohérence d'un ministre!

L'Union des produits agricoles (UPA) s'explique bien mal... (Archives, La Tribune)

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L'Union des produits agricoles (UPA) s'explique bien mal la décision du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) d'abolir la mention «Produit du Québec ».

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Le Nouvelliste

L'auteur, Jean-Marie Giguère, est président de la Fédération de l'UPA de la Mauricie.

Alors que l'on déploie mer et monde pour mettre en valeur les produits du Québec, qu'on clame haut et fort «achetons chez nous!», le ministre Paradis abolissait, le 4 août dernier, l'obligation d'étiqueter les fruits et légumes frais de la mention «produit du Québec».

Il remettait donc entre les mains des détaillants le soin d'identifier la provenance de leurs étals. Le 10 août, il faisait volte-face en réintroduisant cette obligation.

Lors de sa décision initiale, le ministre n'était-il pas au fait que le consommateur se soucie de plus en plus de la provenance des produits qu'il consomme? Ne se rendait-il pas compte que l'achat local est primordial pour le développement économique de nos régions?

À l'évidence, notre ministre de l'agriculture semble en avoir manqué une et joue du hockey de rattrapage! Encore...

Ici, en Mauricie, on a compris le besoin du consommateur. En effet, l'an dernier, plusieurs partenaires du monde agricole se concertaient pour faire connaître le Meilleur de l'Industrie Agroalimentaire de la Mauricie: le MIAM. Cet identifiant certifie que le produit a été cultivé et/ou transformé ici.

Histoire de faciliter encore plus la vie aux consommateurs, cette campagne d'identification offre un site Internet (lemeilleurdelamauricie.com) où un répertoire de restaurateurs, détaillants et producteurs affichent leurs produits typiquement mauriciens.

Difficile de comprendre cette décision initiale du ministre devant tous les efforts de sensibilisation pour l'achat local. On était en droit de se demander franchement ce qu'il gagnait à complexifier l'identification des produits québécois pour le consommateur. Et voilà qu'il change d'idée face à la pression populaire...

Souhaitons que pour les pêcheries, le ministre fasse son boulot, car en agriculture, ça ne vole pas haut! «Mettre le citoyen au coeur de l'agriculture», qu'il disait! C'est bien parti pour son sommet sur l'alimentation qu'il promet depuis décembre! Ah oui, d'ailleurs, c'est pour quand déjà?

Chers Mauriciens soucieux de votre alimentation et de votre développement régional, cherchez le MIAM... Produit d'ici garanti!

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