Les professionnels du gouvernement demeurent déterminés malgré tout

Richard Perron, président de la SPGQ... (EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE)

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Richard Perron, président de la SPGQ

EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

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Le Nouvelliste

L'auteur, Richard Perron, est président du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec. 

Le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) déplore que ses quelque 700 professionnels du réseau collégial aient atteint aujourd'hui un chiffre peu reluisant: leur 500e jour sans convention collective.

Bien que ce cap démontre toute la lenteur des négociations avec ces expertes et experts cruciaux pour la bonne marche de l'enseignement supérieur, nos membres des collèges demeurent déterminés et ne capituleront pas devant une offre à rabais.

Confronté au traitement inégal de la catégorie d'emploi professionnelle des cégeps, le SPGQ avait demandé en mai 2016 à la ministre responsable de l'Enseignement supérieur, Mme Hélène David, d'intervenir dans le cadre de la négociation en cours en vue du renouvellement de la convention collective, et ce, afin de faire cesser cette discrimination fondée sur le sexe.

De plus, le SPGQ avait interpellé le gouvernement afin que sa structure de rémunération soit cohérente et équitable.

Une des conséquences de cette situation est qu'il deviendra de plus en plus difficile d'attirer et de retenir des candidates et candidats dans les corps d'emploi professionnels dans les cégeps.

Pourtant, le premier ministre a reconnu que l'éducation, c'est notre avenir, notre projet de société. Nos membres des collèges sont outrés que de telles paroles n'obtiennent aucun écho à la table de négociation, d'autant que les rencontres avec l'employeur sont suspendues depuis le 26 mai.

C'est incompréhensible, surtout dans un contexte où l'enseignement supérieur constitue la clé du succès des sociétés à l'ère de la mondialisation.

Le SPGQ promet un automne chaud au sein du réseau collégial si la négociation stagne en vue du renouvellement de la convention collective de ses quelque 700 professionnels de l'enseignement supérieur - échue depuis le 31 mars 2015. Une demi-journée de grève est déjà au menu le 22 août ainsi que d'autres actions à venir en septembre et en octobre, si le gouvernement s'enfonce dans la surdité envers des clauses fondamentales de la nouvelle convention 2015-2020 qui ne sont toujours pas réglées.

L'absence de reconnaissance du personnel professionnel des collèges comme faisant partie de l'enseignement supérieur amène d'ailleurs ce groupe à dénoncer l'incohérence du traitement salarial et la perspective de baisse du traitement découlant de la nouvelle structure salariale du gouvernement pour les augmentations prévues en 2019.

Le SPGQ estime que le gouvernement a la responsabilité de bâtir et de favoriser un milieu de travail accueillant et sain pour tout son personnel professionnel. S'il veut y parvenir, le gouvernement du Québec doit corriger l'inégalité flagrante dans le traitement du personnel professionnel des cégeps qui coïncide avec le moment où la profession est devenue à majorité féminine.

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