Trois-Rivières: TRès, TRop bruyante

Bien peu de gens savent que le tunnel... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Bien peu de gens savent que le tunnel de la rue du Fleuve, sous le parc portuaire, est interdit aux motocyclettes. Pourtant, de nombreux adeptes de moto s'en donnent à coeur joie, ce qui cause souvent un bruit infernal pour les résidents autour.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Le Nouvelliste

On sait que Trois-Rivières est la ville la plus polluée au Canada en ce qui concerne les particules en suspension dans l'air.

Pour la pollution par le bruit, le centre-ville est certainement dans les premiers rangs, car il est manifestement hors contrôle ou plus exactement sous le contrôle des hordes sauvages motorisées (voitures et motos) qui répandent leurs fientes sonores au moyen de silencieux délibérément altérés, par «rinçage» de moteur, par accélérations forcées et/ou par systèmes de son démesurément puissants, et ce, dans des va-et-vient répétés à toutes heures du jour et de la nuit.

Les «faiblesses» constabulaires ont abdiqué devant leur responsabilité. Le règlement est pourtant là, bien écrit, et ses articles on ne peut plus clairs, mais non appliqué par notre service de sécurité publique désintéressé.

Le problème du bruit au centre-ville n'est aucunement relié aux nombreuses activités, mais au laxisme des autorités qui n'appliquent pas la réglementation.

Voyons ensemble les articles pertinents de ce «Règlement sur la circulation et le stationnement (2001, chapitre 3)» qui a été voté par des administrateurs éclairés en fonction de la problématique du centre-ville.

En effet, on imaginerait mal le conseil municipal s'attarder à adopter un tel règlement pour les quelques inconvénients reliés à cette problématique pouvant être vécue dans les quartiers lointains moins exposés.

Donc, ce règlement est principalement conçu pour le centre-ville où on retrouve une grande densité de contrevenants. Vous pouvez consulter le texte intégral du règlement sur le site web de la Ville.

L'article 56 dit: «Il est interdit de circuler en motocyclette dans le tunnel de la rue du Fleuve, situé à la hauteur du parc portuaire».

Peut-on être plus clair? Il y a même de la signalisation mentionnant cette prohibition à toutes les intersections avant d'accéder au tunnel.

Mais le laxisme légendaire de la police de Trois-Rivières fait en sorte que les motocyclistes s'engouffrent sans hésitation dans le tunnel avec l'unique but de bien entendre et faire entendre leurs pétarades, souvent en allers et retours nombreux. On a même compté onze motocyclettes à l'heure à certaines périodes. Oui! Oui!

À maintes reprises certains d'entre nous en avons informé la sécurité publique. Plusieurs policiers rencontrés n'étaient même pas informés de l'interdiction des motocyclettes dans le tunnel, ce qui est très significatif de l'intérêt du corps policier à encadrer la présence des motocyclistes dans notre ville. Il va sans dire que ces motocyclettes ont répandu leurs fientes sonores sur toute la rue des Forges avant d'atteindre le tunnel.

L'article 71 mentionne: «Il est interdit de circuler aller et retour sur une même rue [...] émettant des bruits de moteur, dans le but de [...] s'amuser, de passer le temps [...]».

L'article 99 explique: «Nul ne peut conduire [...] un véhicule [...] dont le système d'échappement a été remplacé ou modifié ou auquel des appareils ont été ajoutés ou enlevés de manière à augmenter le bruit.»

L'article 100 dit: «[...] nul ne peut conduire un véhicule [...] de manière à ce qu'il produise, en accélérant ou de toute autre manière, un bruit strident ou excessif».

Voilà trois articles commis par le législateur pour mieux définir et cerner le problème. Mais, encore ici aucune application du règlement par les agents de police de Trois-Rivières.

Lorsque vous déambulez au centre-ville, lorsque vous vous assoyez devant les jets d'eau du parc du flambeau ou que vous êtes à consommer une bière ou un repas sur une terrasse, vous êtes régulièrement incommodés par le passage de motocyclettes ou de voitures aux pétarades extrêmes.

Dites-vous que pour les résidents du centre-ville ce sont plusieurs centaines de contrevenants quotidiennement qui viennent perturber sans cesse leurs jours et leurs nuits. Ce sont plusieurs dizaines à l'heure. Ce sont ces crissements, pétarades, «rinçages» de moteurs, accélérations bruyantes et vibrations de système de son toutes les cinq minutes.

Nous devons vivre et dormir avec cela sous nos fenêtres. Certains résidents choisissent de fermer les fenêtres et d'activer le climatiseur pour couvrir les bruits afin de dormir, jaser ou écouter la télévision.

Nombreux sont ceux qui ne veulent pas se plaindre aux autorités soit par crainte de passer pour «chialeux», soit lassés de se faire dire que c'est normal d'avoir un centre-ville aussi bruyant (discours dominant tenu également par certains conseillers municipaux) ou encore conscient que, par expérience, leur plainte ne donnera rien.

Vivement des interventions de la part des autorités par respect pour les citoyens résidents du centre-ville, et pour tous finalement.

Lecteurs, pour vos commentaires ou nous appuyer dans nos revendications contactez-nous à: alain_leger@hotmail.com

Jacqueline Brisson, résidente

Nicole Brûlé, résidente

Sébastien Doré, visiteur

Louis Jacob, résident

Louise Lamy, résidente

Alain Léger, résident

Naïssa Moquin, visiteuse

Georges Plourde, résident

Jean-Guy Toutant, résident

Trois-Rivières

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