Au revoir, Raymond

À la suite du décès de Raymond Champagne, professeur émérite de l'UQTR et... (123RF)

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Le Nouvelliste

À la suite du décès de Raymond Champagne, professeur émérite de l'UQTR et engagé dans de nombreux organismes sociaux, survenu le 31 juillet dernier.

On s'y attendait depuis quelque temps, la nature dans ton cas n'a rien brusqué. Elle s'est pliée à ton désir maintes fois exprimé devant moi et d'autres invités que tu voulais vivre ta mort, devant les tiens si possible. Le Seigneur t'a exaucé et j'en suis ravi.

Personne plus que toi n'a affirmé avec autant de conviction ta foi en la résurrection. Jamais un doute sur ton baptême qui t'avait fait enfant de Dieu, donc participant de droit au grand réveil promis par le Christ.

Et tu as vécu en conséquence. L'évangile, pour toi, c'était l'amour. Point. L'amour à pratiquer et à répandre sans brusquer quiconque.

Merci pour ton amitié où étaient absents le désir de convaincre à tout prix et l'irascibilité à fleur de peau.

Quel caractère en effet que le tien devant lequel échouait toute tentative de déstabilisation... Ce qui a engendré des avant-repas épiques avec nos invités sur le bord du fleuve et des après-repas où les grandes questions n'avaient que rarement des solutions unanimes!

Tu avais tous les avantages: notoriété, réussite professionnelle, personnalité agréable et... ta puissance de séduction, même physique. Déambuler sur le trottoir avec toi - même en pays étranger - c'était se résoudre à passer inaperçu. Mais tu n'en prenais jamais avantage.

Jeune, tu as ravi même tes confrères de classe (1945-1953) qui t'ont spontanément élu pour présider leurs activités. Tu as délégué plusieurs fois tes responsabilités depuis ce temps... mais tu es parti finalement avec la présidence.

J'ai admiré ton implication sociale et pastorale qui débordait amplement ton enseignement. C'est précisément ce qui ajoutait un intérêt certain à nos débats «domestiques».

Mes sincères condoléances à son épouse, Christiane, à son fils Claude et son épouse Annie et à ses petits-enfants dont il était si fier.

Ainsi va la vie: cruelle parfois. Même mon drapeau est en deuil...

Jacques Duhaime

Prêtre

Bécancour

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