Trois-Rivières rayonne de par son fleuve

L'axe du fleuve entre le centre-ville de Trois-Rivières... (Sylvain Mayer)

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L'axe du fleuve entre le centre-ville de Trois-Rivières et le sanctuaire, une fierté à exploiter.

Sylvain Mayer

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Le Nouvelliste

Une ville qui permet au sein de la même saison estivale les prestations du Cirque du Soleil et de Céline Dion est, de toute évidence, une ville qui a acquis une belle et grande notoriété.

Dimanche dernier, j'ai longé en automobile le majestueux fleuve Saint-Laurent entre le secteur Pointe-du-Lac et le sanctuaire Notre-Dame-du-Cap. Il m'est apparu manifeste que l'axe du fleuve situé entre le centre-ville et le sanctuaire constitue une avenue qu'il faut optimiser en y reliant les sites les uns aux autres que ce soit via la voie terrestre ou la voie maritime.

Mon premier arrêt fut le parc Antoine-Gauthier qui offre une quiétude et un accès privilégié au fleuve. De plus, ce lieu en est un chargé d'histoire. En effet, M. Antoine Gauthier était un cultivateur de la région qui a eu un rôle capital dans la bataille de Trois-Rivières du 8 juin 1776.

Mon deuxième arrêt fut au développement domiciliaire les Faubourg du St-Laurent. Ce lieu impressionne par sa tranquillité et la beauté de son architecture et par son paysage.

En me rendant découvrir la nouvelle promenade adjacente à l'Amphithéâtre Cogeco, je suis passé par le centre-ville animé et rempli de gens de la région, mais aussi de touristes dont certains semblaient plus préoccupés toutefois à trouver des Pokémon qu'à admirer la rue des Forges et le fleuve via l'esplanade.

La promenade sur le bord du fleuve, récemment aménagée sur le magnifique site de Trois-Rivières sur Saint-Laurent, a vraiment de quoi redonner une fierté d'être Trifluvien. Le paysage est à couper le souffle! On a aussi le sentiment de marcher sur un lieu historique, et ce, de par le fait que la ville tire son nom de cet emplacement. Sur place, on ne peut que constater le potentiel à relier ce site au centre-ville et éventuellement à l'île Saint-Quentin.

Que dire justement de ma promenade sur l'île Saint-Quentin! L'ambiance y était festive et chaleureuse.

Tout à fait par hasard, je me suis retrouvé au parc des Chenaux vers 14 h où j'ai pu assister gratuitement à un concert champêtre organisé par la Corporation de développement culturel dans le cadre d'une initiative intitulée «la culture prend l'air». J'ai découvert que ces concerts se déroulent chaque dimanche à 14 h. J'ai été ravi de constater qu'au début de l'activité le responsable a fait la promotion des attraits touristiques non pas seulement de Trois-Rivières, mais aussi de la Mauricie dont le magnifique spectacle Dragao de la Cité de l'énergie.

Après ce concert, j'ai rencontré fortuitement une ancienne collègue de l'UQTR qui me disait être venue en vélo en empruntant le bateau qui fait la navette entre Bécancour et Trois-Rivières chaque dimanche. Une autre belle collaboration entre villes de la région qui est digne de mention.

Le dernier site visité est mon lieu préféré depuis quelques années: le sanctuaire Notre-Dame-du-Cap qui fourmillait de pèlerins et de touristes qui se promenaient paisiblement dans les jardins couverts par l'ombre des arbres centenaires. Les initiatives du jeune et dynamique nouveau recteur Pierre-Olivier Tremblay portent visiblement déjà leurs fruits. Le recteur du sanctuaire, avec la collaboration de son équipe et des intervenants de la région, travaille avec efficacité à attirer le tourisme religieux. La région serait assurément privée de ce type de touristes sans la présence du sanctuaire et des initiatives de son recteur.

Il me semble manifeste que nous avons intérêt à soutenir et à encourager les projets qui permettront de relier aisément la majorité de ces sites en bordure du fleuve. L'axe situé entre le centre-ville et le sanctuaire doit être exploité positivement pour attirer les gens de l'extérieur de la ville. L'Amphithéâtre Cogeco est appelé à devenir, de toute évidence, l'image de marque de la ville.

Bien entendu, ces projets doivent cependant se réaliser dans une optique de saine gestion qui implique une analyse coûts-bénéfices qui précède les projets.

Je tiens donc, par la présente opinion à titre de citoyen de Trois-Rivières, à remercier sincèrement les personnes, autorités et intervenants du monde municipal, touristique, culturel et des maisons d'enseignement de la région qui font preuve de vision en mettant en place ces projets en bordure du fleuve. Ces belles initiatives nous permettent collectivement de construire l'avenir, de voir grand et d'espérer le mieux pour le futur de notre ville

Bref, le fait de redonner accès au fleuve aux citoyens nous donne envie d'être, à notre tour, des ambassadeurs de la cité de Laviolette.

Martin Gélinas

Trois-Rivières

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