Des jeudis dissemblables

Hillary Clinton... (Photo Andrew Harnik, archives Associated Press)

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Hillary Clinton

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Le Nouvelliste

J'ai pris soin, au cours des deux derniers jeudis de ce mois de juillet 2016, de voir et entendre au petit écran d'Ici Radio-Canada les discours d'acceptation des deux principaux candidats à la présidence américaine, Donald Trump et Hillary Clinton.

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Donald Trump

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Quel contraste saisissant! D'un côté, une simplification des choses abusive et, bien sûr, trompeuse. Et qui blesse les êtres raisonnés et, par le fait même, insulte leur intelligence.

De l'autre, l'immense complexité des choses expliquée; l'immense et néanmoins exaltante complexité des règles qui nous régissent et qui exigent le doigté approprié pour les gérer, les modifier, les changer adéquatement.

Vous savez ce qu'a dit un jour le peintre Degas? «Il faut avoir une haute idée, non pas de ce qu'on fait, mais de ce qu'on pourra faire un jour; sans quoi, ce n'est pas la peine de travailler.»

Eh bien, c'est à cette phrase, entre autres, que j'ai pensé en écoutant Hillary Clinton, une femme déterminée. À n'en pas douter: celle-ci a une haute idée de ce qu'elle pourra faire pour son pays.

Cela sans doute parce que celle-ci l'a, je dirais, «expérimenté» dans toutes ses coutures, ce pays.

Plus tôt, cette année, je me suis procuré et j'ai lu son récent livre Le temps des décisions qui porte principalement sur ses années à titre de secrétaire d'État des États-Unis.

On en sort sonnés de l'immensité de la tâche; des innombrables ramifications qui concourent à des prises de décision, à des actions. On voit, on nomme, les milliers de femmes et d'hommes qui influent de toutes les manières dans les rouages de nos sociétés; sociétés qui, pour être devenues civilisées et dans l'objectif d'être plus justes, comptent sur des règles, des lois, des manières de faire et d'agir complexes, raffinées.

Imaginons-nous un seul instant Donald Trump s'aventurer là-dedans! Que cet homme se soit hissé à la tête d'un parti politique important aux États-Unis en 2016 relève peut-être de la propension de trop de personnes à refuser d'envisager nos vies, nos pays tels quels: archi compliqués!

C'est-à-dire archaïques et ultramodernes en même temps; là où il nous faut essayer de prévoir, de ménager les susceptibilités des uns et des autres, tenir compte à la fois d'objectifs économiques, humanitaires et écologiques; là où il y a des gens qui cherchent, qui s'instruisent, qui se cultivent, qui crient leur détresse ou leur joie, à qui - si je me fie en substance aux propos d'Hillary Clinton - l'on doit que s'accomplisse leur destin...

Réjean Martin

Trois-Rivières

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