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En réaction à la lettre de Francine Ruest Jutras et Daniel McMahon intitulée «Le conseil et la direction de l'UQTR travaillent en collaboration», publiée dans notre édition du 30 juin dernier.

Oh! Dieux célestes, je m'accuse de m'excuser de souscrire aux principes de libre opinion et de liberté d'expression; mon commentaire est dans l'unique intention de préciser certains propos, dont les auteurs Francine Ruest Jutras et Daniel McMahon, respectivement présidente du conseil d'administration et recteur de l'Université du Québec à Trois-Rivières, ont publiés récemment sous cette même rubrique.

En 1976, j'arrivais incognito à l'UQTR; en 2016 on m'en faisait ressortir incognito. Ainsi se terminaient ces quatre décennies à servir, comme professionnel et chargé de cours, ces milliers d'étudiants et ces dizaines d'administrateurs qui passaient, année après année.

Dans le propos présenté par les autorités de l'Université, on y lit: «[...] dont quelques anciens cadres de l'Université, recourent à cette tribune en (1) utilisant toujours la même rhétorique pour (2) imposer leur point de vue et dénoncer les «injustices» qui, (3) selon eux auraient été commises...».

Ces personnes, à leur façon, n'expriment-elles pas un idéal de justice et d'opposition pacifique, tant par leurs écrits que par leur persévérance? Ne croyez-vous pas que ces «valeureux veilleurs aux grains», par leurs critiques répétitives, représentent aussi l'opinion de la majorité silencieuse?

Concernant le point 2, je ne pense pas que la rubrique «Carrefour des lecteurs» ait pour mission d'imposer le point de vue de qui que ce soit, pas plus que vous vouliez, je présume, vous-même imposer le vôtre. Pourquoi les audacieux devraient-ils systématiquement s'écraser devant la menace du «On te paie, ta gueule!». Pis encore, pourquoi ces gens s'abstiendraient de dénoncer, sous le prétexte de la loyauté institutionnelle, alors que l'ordre qui leur est donné n'est pas conforme aux règles d'éthique et de déontologie?

Le point 3: dénoncer les «injustices» qui, «selon eux auraient été commises...»; ici, il serait à mon avis plus juste d'écrire: dénoncer les «injustices» qui, selon la Vérificatrice générale du Québec, selon la Commission des normes du travail, selon des firmes externes chèrement payées par l'Université, selon plusieurs anciens cadres de l'Université et enfin selon la majorité silencieuse des employés de l'Université, auraient été commises...

Enfin, vous terminez votre commentaire par: «[...] ceux qui déplorent que l'image de l'Université soit ternie sur la place publique (4) semblent inconscients qu'ils contribuent très largement à cette situation (5) par leurs interventions répétitives sur des thèmes récurrents.».

Selon moi, le point 4 ne révèle pas de l'insouciance; ne pas dénoncer les coupables ou pire encore, les maintenir en poste ou reconduire leur mandat suite aux nombreux et sévères commentaires formulés par maintes autorités crédibles; cela ne démontre-t-il pas de l'insouciance?

J'aborderai le point 5 par une citation du juge Normand Bonin, qui le 6 juillet 2016, vient de condamner l'ex-vice-présidente de la compagnie Roche à 18 mois de prison pour avoir fait preuve d'opportunisme, tout en manquant de jugement et d'éthique professionnelle. En dénonçant cette grave faute, le magistrat mentionnait: «Vous auriez dû vous poser des questions et vous détacher de votre entreprise. Vous avez plutôt fait preuve de loyauté et d'allégeance à une compagnie qui favorisait un stratagème douteux et illégal.» Ne retrouve-t-on pas ici des propos qui s'apparentent étrangement à ceux formulés par la VGQ?

Tant que nous maintiendrons en poste, sans intervenir, des personnes critiquées pour leur «gestion douteuse», tant que notre vertigineuse descente aux enfers dans la marge de crédit se fera à ce rythme; nous serons dans l'obligation légale et surtout morale d'intervenir. Concernant notre marge de crédit: pour quelles raisons avions-nous besoin, en 2013, d'une marge de crédit de 18 millions de dollars (13 % du budget annuel), alors qu'aujourd'hui nous avons recours à une marge de crédit de 68 millions $ (40% du budget annuel)? Où sont donc ces 50 millions $?

Nous pouvons comprendre que nos récidives littéraires peuvent vous occasionner des désagréments mais la communauté est impatiente de voir enfin justice rendue notamment dans les «obscurs dossiers» des Fournier et Gélinas!

En terminant, permettez-nous de vous exprimer toute l'admiration et toute la confiance que nous avons à vous savoir à la direction; vous êtes les gardiens de la saine gouvernance et de la gestion honnête de notre Université; redonnez donc à notre Université ses lettres de noblesse.

Jean Paquette

Trois-Rivières

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