Faire valoir ses idées

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Les candidats à la direction du Parti québécois, Jean-François Lisée, Véronique Hivon, Martine Ouellet, Alexandre Cloutier et Paul St-Pierre-Plamondon, qui sont ici en compagnie de Raymond Archambault, doivent faire valoir leurs idées clairement avant le vote.

La Presse

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Le Nouvelliste

Faudra-t-il rappeler aux candidats à la chefferie du PQ qu'ils travaillent dans et pour la même équipe? Qu'ils jouent ensemble? Et que le besoin d'une manière de P.K. Subban est aussi souhaitable que de «p.k.» du nez à la fois comme parti et comme individu? Ça devient ridicule.

Pour faire valoir ses idées, le besoin de décrier un collègue-candidat est complètement nul. Et contre-productif. On fait valoir ses idées proprement... candidat par candidat. Et que le meilleur gagne.

L'heure est atrocement triste de transpercement en ce 15 juillet. Pas nécessaire de tirer ou de foncer sur des collègues. À moins d'une soif nauséabonde de pouvoir.

Quand on tient compte que les idées des candidats ne sont pas des «contrats électoraux» entre eux et les membres, les questions litigieuses comme la laïcité de l'État se décideront une fois rendu en bataille pour le pouvoir gouvernemental. Par l'électorat, pas par le membership.

Ça prendra quoi pour tirer une leçon-exemple de l'outrage affligeant des Tories du Royaume-Uni? Pour régler des chicanes internes de parti (tory) sur le sujet de l'appartenance à l'Union européenne, le chef du parti a décidé d'organiser un référendum. «On sort ou on reste dans l'U.E.?»

Mais pas un référendum dans le parti tory. Mais non, fallait voir grand. Un référendum national, territorial, tiens donc! Avec un maigre résultat pour sortir de l'Europe Unie. Depuis ce vote, des départs, des démissions, des démonstrations implacables sur l'infaisabilité des grandes promesses faites «pour sortir» de l'Europe. Promesses impraticables.

Catapulter le Royaume-Uni dans un merdier incroyable parce qu'un chef de parti voulait se faire dire par tout le royaume qu'il avait raison est vraiment minable.

Alors, Mesdames et Messieurs, pour la chefferie de ce parti-là, soyez proactifs. Défendez et illustrez vos idées et projets. Laissez les autres faire de même. Ou bien laissez-les s'enfarger dans les espaces gazonnés. Soyez élégants, soyez dignes. Le temps des débats acrimonieux viendra bien assez vite, fin 2016, début 2017. Y aura encore des belles-mères.

À vous regarder, on voit bien que Véronique Hivon à la Santé, Alexandre Cloutier à l'Éducation, Paul St-Pierre-Plamondon à la Justice, Martine Ouellet à l'Énergie et Jean-François Lisée aux Affaires intergouvernementales seraient tous des atouts incontournables pour le Québec.

À vous tirer au flanc, vous ferez déserter des talents. Le Québec n'a pas ce luxe-là. Croyez-vous que le Québec aurait été gouverné de la même façon par un gouvernement Marois majoritaire?

Mine de rien, dit de même en passant, si vous ne vous engagez pas à rendre aux Québécois l'argent qu'ils donnent pour se faire gouverner, vous êtes sur la grille de cuisson rapide. Puis les élections vous cuiront bord en bord.

Ce sont toutes les formes de petites et moyennes productions locales et régionales qu'il faut soutenir concrètement pour faire travailler les aptes au travail. À des salaires plus que convenables. Assez pour pouvoir dépenser et engraisser les coffres de l'État. Comme un genre de retour sur investissement d'un salaire minimum entre 18 $ et 20 $ l'heure. Avec toutes les mesures d'arrimage et d'assouplissement fiscal nécessaire pour les entreprises. Le reste devient secondaire... quand on peut travailler... et entretenir l'espoir... au minimum, d'être moins malheureux.

Jean-Claude Soulard

Trois-Rivières

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