Extrémisme: pour un changement de stratégie

L'attentat de Nice a entraîné nombre de réactions... (AP)

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L'attentat de Nice a entraîné nombre de réactions dans le monde. Et ils ont été nombreux à tenter de trouver des solutions pour enrayer ces attaques qui font que tant de personnes perdent la vie inutilement.

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Le Nouvelliste

Désarroi partout dans le monde depuis l'attentat de Nice. Un de plus. Et toujours la même question: comment peut-on arrêter ça?

Et toujours le même désespérant constat d'impuissance. Désarroi, notamment, de notre éditorialiste du Nouvelliste, Martin Francoeur, qui en vient même à se demander si l'intervention militaire, et les atteintes à la vie privée, ne deviendront pas nécessaires.

Si on prenait la question autrement. Comment en est-on arrivé là? Bien sûr, on peut remonter à la Première Guerre mondiale, aux accords de démantèlement de l'empire ottoman, qui avait eu la mauvaise idée de s'allier aux Allemands, on peut parler de ce partage du monde arabe qui a fait la fortune de la France et de l'Angleterre, entre autres, on peut parler de toute cette exploitation coloniale, autant de motifs qui alimentent encore aujourd'hui la haine des Arabes contre l'Occident.

C'est cette haine, à n'en pas douter, vieille de plusieurs décennies, qui nourrit l'extrémisme. Alors quoi, comment peut-on réparer des années de bévues et d'horreur? En envoyant encore plus d'avions, de bombes et de soldats? N'ont-ils pas eu toute la place depuis longtemps? Et les résultats de leur passage ne sont-ils pas évidents: encore plus de haine! C'est à se demander pourquoi on persiste dans une voie qui ne fonctionne pas.

C'est évidemment le puissant lobby des fabricants d'armes, la puissante pression des électeurs éplorés et revanchards qui poussent les gouvernements vers la guerre. Ils savent pourtant ce que cela va donner: encore plus de guerre. Si on essayait autre chose: par exemple une stratégie de paix. Si on consacrait autant de moyens à faire la paix qu'on en dépense pour faire la guerre, on pourrait par exemple amplifier l'aide humanitaire, investir dans la lutte contre la pauvreté, dans l'éducation, dans le développement durable.

Se pourrait-il qu'en agissant ainsi, on obtienne un nouveau résultat: la réduction de la haine?

René Lord

Trois-Rivières

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