Cessons de chialer

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On est présentement à refaire une beauté au Rocher de Grand-Mère.

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Je lis toujours avec intérêt la section Opinions de notre quotidien et tous les articles d'intérêt régional ou municipal. On y trouve surtout les doléances ou les récriminations des citoyens, qui bien souvent ne cherchent que la faille ou la petite crotte pour discréditer. On s'exprime à tort ou à raison sur les événements ou les changements qui s'opèrent pour faire avancer les choses et créer un environnement plus agréable à vivre.

Définitivement, les maires visionnaires n'ont pas la cote dans les municipalités de la Mauricie. Que ce soit pour un aréna, un stade de baseball ou tout simplement la réfection des rues, il y a toujours une levée de boucliers pour s'opposer au projet. Tout ce qu'on fait c'est retarder la réalisation et, après d'interminables études qui n'en finissent plus, le projet se réalise enfin, comme prévu, mais avec beaucoup de retard et bien sûr un dépassement de coûts.

Nous vivons aujourd'hui avec des décisions prises dans le passé et si on avait connu l'avenir ou tout simplement été plus audacieux, on ne le regretterait pas aujourd'hui. En 1960, j'ai quitté Grand-Mère et j'y suis revenu en fin de carrière, 35 ans plus tard. Je revenais chez nous! C'est avec étonnement que j'ai constaté que rien n'avait changé, comme si la ville avait été figée dans le temps; elle avait mal vieilli, je dirais. Ce que j'ai remarqué c'est que la 6e Avenue était devenue à sens unique, ce qui pour moi est une des causes majeures du déclin du centre-ville. Je suis bien d'accord avec le maire Angers sur le fait que les gens qui entrent à Grand-Mère par la 5e Avenue traversent la ville sans voir les commerces et passent tout droit.

L'autre changement, heureux celui-là: il y avait une belle attraction touristique, le Village d'Émilie, qui attirait du monde au village, comme on dit, mais aussi dans la ville. Malheureusement, trois ans plus tard, on le fermait. Je me joins à Mme Pauline Daneault pour dire: quel dommage, un si beau projet. Si on avait pu prévoir que la naissance d'une nouvelle attraction en 1997, la Cité de l'énergie allait connaître un tel succès! On peut s'imaginer l'intérêt pour les visiteurs de demeurer dans la région plus d'une journée avec un merveilleux circuit: Cité de l'énergie, Village d'Émilie et le Musée du bûcheron qui vient de ressusciter pour une troisième fois grâce à des gens qui n'ont jamais abandonné.

Contrairement à ce que pensent les gens qui n'ont pas encore accepté la fusion, Shawinigan n'a rien volé à Grand-Mère. Oui, c'était triste de voir partir le pavillon touristique mais avec internet et les GPS, il servait de moins en moins, et il a fallu accepter l'évidence qu'il n'était plus qu'un beau bâtiment qu'il fallait entretenir. On réaménage l'endroit présentement et un nouveau commerce y verra prochainement le jour pour créer des emplois.

Pour confondre les pessimistes, le Centre de curling a été réalisé comme prévu pour notre plus grande fierté. On est présentement à refaire une beauté au Rocher de Grand-Mère, qui redeviendra un lieu d'attraction avec un beau parc et on effectue en même temps la réfection de l'avenue du même nom, qui suscite beaucoup de controverse. Mais, ce sera beau! Pouvons-nous espérer des jours meilleurs pour la revitalisation de ce secteur de notre grande ville? J'y crois et j'ose espérer que les tergiversations sur le sens ou les sens que prendra l'avenue Grand-Mère ne deviendra pas le sujet primordial de conversation des deux prochaines années.

Cessons de pleurer et dire comme je l'entends souvent: «On était bien comme on était». Oui, nous étions bien dans notre petit confort, à se bercer sur la galerie à regarder passer les «machines», grâce à des plans de retraite en or, mais il faut maintenant penser à l'avenir et créer des choses intéressantes pour que l'exode de nos jeunes vers des horizons plus prometteurs cesse. Les nouvelles générations regorgent de plus en plus de jeunes entrepreneurs qui sauront, j'ose espérer, prendre la relève pour relever de nouveaux défis. Faisons-leur confiance, car nous avons aujourd'hui les ressources nécessaires pour bien les encadrer et faisons aussi confiance à nos dirigeants qui sauront prendre les bonnes décisions quand le temps sera venu.

Gaston Bouffard

Secteur Grand-Mère

Shawinigan

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