Mésinformations fluorées

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Le Nouvelliste

En réponse à la lettre de M. Robert Parenteau intitulée «Antifluor ou Anti-Lévesque?», publiée dans notre édition du 7 juillet dernier.

Permettez-moi, Monsieur Parenteau, de mettre vos informations à jour, car vos données datent d'un document du 17 avril 2013, dont les sources étaient déjà dépassées, à partir duquel vous prétendez que l'accès à l'eau fluorée «est de 72 % pour les Américains, 76 % pour les Ontariens, 75 % en Alberta, 73 % au Manitoba». Vous savez, il s'est passé bien des choses avant et depuis 2013.

Si vos données pour les États-Unis sont bien d'environ 72 %, la fluoration est en nette décroissance au Canada: seulement 29,5 % des Canadiens boivent présentement de l'eau fluorée. Au Québec, c'est présentement à 2,15 %. En Colombie-Britannique c'est tombé à 1,48 %. L'Ontario ne fluore plus à 76 %, mais à 59,1 %. Les Albertains ne fluorent plus à 75 %, mais depuis la cessation à Calgary, à moins de 49 %.

Vous ne nommez que les endroits où le taux de fluoration de l'eau potable est le plus élevé. Mais vous vous gardez bien de nommer les endroits où la population a aboli cette mesure désuète.

La plupart des nations ont rejeté la fluoration de l'eau. Actuellement, des 196 pays de ce monde, 24 seulement y ont encore recours et de ce nombre il n'y en a que 10 dont plus de la moitié de leur population y est exposée. La plupart des pays européens ont banni, voire prohibé la fluoration. Il ne reste qu'environ 2 % de la population d'Europe qui procède à la fluoration de l'eau potable.

Vous prétendez aussi que «Des études ont démontré que chaque dollar investi dans la fluoration de l'eau a des réductions de 38 $ à 60 $, voire 100 $ des dépenses reliées aux soins dentaires». J'aimerais bien que quelqu'un fasse une démonstration honnête des données en tenant compte de tous les coûts de la fluoration. Une étude récente effectuée au Québec, celle de Tchouaket et associés, a fait une erreur monumentale en reportant les dents déjà réparées dans les calculs à chaque année. Jamais des scientifiques dignes de ce nom ne feraient une telle erreur. Par contre, je peux vous référer à la scientifique Kathleen M. Thiessen, Ph.D. du Oak Ridge Center for Risk Analysis, au Tennessee et une des douze experts du Rapport sur les fluorures de 2006 du National Research Council (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25471729) qui, dans son étude, arrive à la conclusion que, dans le meilleur des scénarios, l'économie est uniquement de 3 $ par personne par année, mais que cette économie est complètement éliminée par les coûts estimés pour le traitement de la fluorose dentaire, résultant de la fluoration.

Au lieu d'écrire n'importe quoi et de copier-coller des informations fausses, obsolètes et incomplètes, vous devriez plutôt vous informer davantage.

Christiane Bernier

Trois-Rivières

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