Si on en parlait

Ayant un proche au Centre d'hébergement Louis-Denoncourt, j'ai assisté... (Archives La Presse, Ivanoh Demers)

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Archives La Presse, Ivanoh Demers

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Le Nouvelliste

Ayant un proche au Centre d'hébergement Louis-Denoncourt, j'ai assisté dernièrement à deux réunions du comité des résidents. Les personnes qui oeuvrent dans ces comités font un travail remarquable mais malheureusement, tout comme nous, ils sont confrontés à un gouvernement où les règles de fonctionnement et le budget ne tiennent pas compte du côté humanitaire.

Ce même gouvernement a encore le culot de se vanter d'avoir un système de santé. À mon avis, il faudrait commencer par avoir des règles d'hygiène élémentaires. Ce qui n'est pas le cas dans les centres d'hébergement où les résidents ne reçoivent qu'un bain ou douche par semaine. Même qu'en fin de semaine dernière, il manquait une personne dans un îlot prothétique, donc une seule employée pour lever 15 patients, faire les toilettes partielles, quelques douches, les faire déjeuner, etc. C'est inacceptable.

Tout ceci est causé par un manque d'effectifs, résultat d'un entêtement de monsieur Barrette à ne pas embaucher de personnel. Le réaménagement du système de la santé a exigé des sommes effarantes. Que l'on pense seulement au remplacement de toute la papeterie (lettres, enveloppes, reçus, les logiciels informatiques, etc.) sur quoi il faut remplacer les adresses et logos, sans compter qu'on a sûrement dû mettre à la poubelle l'ancienne. Toutes ces sommes auraient pu servir à donner des soins plus appropriés à la clientèle.

Lors des réunions du comité, j'ai été surprise de constater le manque d'implication des familles et proches des résidents. Il est essentiel que nous manifestions notre mécontentement face à cette situation. La majorité des résidents ne peuvent pas s'exprimer et réclamer ce à quoi ils ont droit. Si on considère ce qu'il en coûte pour être hébergé dans ces résidences (1811,40 $ dans mon cas), ils ont droit à beaucoup plus que ce qu'ils reçoivent. Et plus étonnant encore, c'est que dans les résidences privées l'ajout d'un bain ou douche supplémentaire est déductible d'impôts mais non dans un établissement conventionné (centre d'hébergement). Deux poids, deux mesures... Et dans les résidences intermédiaires (moins coûteuses que les centres d'hébergement), les résidents reçoivent deux douches par semaine.

Soit dit en passant, le personnel fait déjà plus que ce qu'ils peuvent dans les conditions où ils travaillent. Je les admire et ils ont toute ma reconnaissance pour le travail extraordinaire qu'ils parviennent à exécuter. Ce qui me console, c'est que lorsque monsieur Barrette sera hébergé à son tour, car il vieillit comme tout le monde, il sera accueilli par un personnel qui en a gros sur le coeur...

Francine Rochette

Notre-Dame-du-Mont-Carmel

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