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Des élus sourds et paresseux (Archives Le Nouvelliste)

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Le Nouvelliste

Des élus sourds et paresseux

Je ne suis pas un des 17 500 signataires de la pétition contre la fluoration de l'eau potable, mais j'en viens à la conclusion que les dangers de la fluoration sont supérieurs aux avantages. À part les caries qui seraient en diminution avec ce traitement de l'eau potable, il me semble qu'il n'y ait pas d'autres avantages vraiment évidents; la réduction des caries chez les citoyens devrait être une question d'éducation d'hygiène personnelle. Se servir de cet argument pour l'imposer à plus de 90 % de la population qui n'en ont pas besoin, devient à mon avis un manque de respect envers le citoyen.

Les opinions contradictoires émises par différents groupes de spécialistes, les rapports et études dévoilés par Mme Joan Hamel de la Coalition pour une eau très saine, le double message du ministère de la Santé du Québec qui autorise ce traitement mais qui refuse de le déclarer sans aucun danger pour la santé, sont tous à mon avis signe d'un danger potentiel à utiliser ce type de traitement. Mais qu'arriverait-il advenant le rejet de ce type de traitement, quels seraient les solutions de rechange pour traiter l'eau potable? Changerons-nous des produits chimiques de type fluor pour en fin de compte traiter l'eau avec d'autres genres de produits chimiques potentiellement aussi dangereux pour notre santé? L'usine de filtration peut-elle accepter d'autres types de traitement?

Merci à Mme Joan Hamel de la Coalition pour une eau très saine des énergies dépensées à défendre ce dossier; la population a besoin de gens déterminés comme vous pour faire avancer certains dossiers; si certains journalistes n'avaient pas été déterminés dans leurs recherches, il n'y aurait pas eu de commission Charbonneau et autres!

Très désolant encore une fois la façon dont le maire Lévesque traite cette opposition. Il juge peut-être que ce sont simplement 17 500 citoyens qui ne comprennent rien à son idée, et pas de temps à perdre avec un dossier qui est beaucoup moins prestigieux qu'un amphithéâtre ou un nouveau colisée.

Honte au conseiller François Bélisle qui a été incapable de se tenir debout face au conseil. Le fait de remettre le dossier au ministère de la Santé ne réglera absolument rien à mon avis, ce n'est qu'une façon de gagner du temps. Celui-ci a déclaré qu'il fallait faire des concessions en politique; je crois plutôt qu'il n'y a aucune concession à accepter lorsqu'il est question de la santé des citoyens! Il déclare aussi que des élections auront lieu dans un an et demi: ce qui se traduit par les nouveaux qui seront élus décideront dans ce dossier... Je trouve scandaleux que des gens qui sont élus pour quatre années repoussent déjà après deux ans et demi de pouvoir des décisions pour lesquelles ils sont payés, des décisions que eux devraient prendre!

En plus d'être sourd à l'appel de 17 500 citoyens, le conseil municipal devient paresseux... C'est trop de recherches et d'énergies ce dossier; les prochains élus le régleront!

Michel Bourgeois

Trois-Rivières

Une Ville qui n'écoute pas

J'habite Trois-Rivières depuis plus de vingt ans. Depuis des années, d'aussi loin que je me souvienne, nos élus nous rebattent les oreilles en nous disant que si on veut faire changer les choses, il faut participer au conseil municipal.

Aujourd'hui, j'ai honte de ma ville. J'ai honte parce que quand plus de 17 500 citoyens font savoir au conseil municipal qu'ils sont inquiets et qu'ils désirent discuter des enjeux de la fluoration de leur eau potable, nos élus ne les écoutent pas, ils rejettent du revers de la main leurs questions et font preuve d'aveuglement volontaire.

Dire que le projet de fluoration de l'eau potable est controversé est un euphémisme. Le fluor ou le fluorure de sodium est classifié par le Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (anciennement la CSST), comme étant un risque à la santé des travailleurs. On indique même aux travailleurs de contacter immédiatement le Centre antipoison ou un médecin à la suite de son ingestion.

Le fluor est un agent neurotoxique connu, au même titre que l'arsenic et le mercure. Consommer du fluor peut amener plusieurs problèmes de santé.

À forte dose, il est reconnu qu'il provoque la fluorose, une maladie qui fragilise les os et qui provoque la calcification des jointures et des ligaments.

Ce que nos élus ne nous disent pas, c'est qu'il est impossible de contrôler parfaitement la dose. Penser que l'eau fluorée sera diffusée de manière homogène dans les canalisations est une utopie. Au contraire, certaines familles, comme celles qui vivent à proximité de l'usine de filtration, par exemple, sont beaucoup plus susceptibles de recevoir une dose supérieure à la norme.

Aujourd'hui, j'ai honte de ma ville parce qu'elle impose à tous ses citoyens une «solution» qui n'en est pas une. J'ai honte de ma ville parce qu'au conseil municipal on pense plus à l'argent et au Colisée qu'à la santé et au bien-être des familles.

Membres du conseil, il n'est pas trop tard pour revenir en arrière. Vous avez tout à gagner à écouter vos citoyens.

David L. Simard

Trois-Rivières

Le tableau de bord du maire s'effrite

En réaction à la lettre de M. Robert Parenteau intitulée «Antifluor ou anti-Lévesque?», parue dans notre édition du 7 juillet dernier.

M. Parenteau, j'ai trouvé amusantes vos statistiques concernant le fluor, bénéfique pour la santé. Vous n'avez qu'à aller sur Internet et plusieurs études démolissent ce que vous écrivez. Mais, ce n'est pas sur cet angle que je vais m'opposer. J'utilise le mot opposer car vous semblez l'aimer, sous-entendant que lorsqu'on s'oppose on est automatiquement contre le maire.

J'ai trouvé aussi amusant que vous relatiez un éditorial de M. Francoeur et en soutiriez une seule phrase pour appuyer un faux débat concernant les élections de novembre 2017.

Mais vous ne soulignez absolument pas qu'il a écrit qu'il y eut plusieurs rebondissements dans le dossier de la fluoration, dont beaucoup d'éléments nouveaux, et que ceux-ci auraient dû allumer une lumière rouge sur le tableau de bord du maire.

Il mentionne aussi, avec raison, qu'une consultation référendaire aurait réglé le problème une fois pour toutes.

Mais le maire n'a pas regardé le tableau de bord, n'écoute pas la population, cette population qui l'a pourtant élu.

Un récent sondage de la santé publique indique que plus de 40 % de la population s'oppose à la fluoration de l'eau. On appelle cela une lumière rouge. Vous, vous appelez ça s'opposer au maire.

Sachez qu'aux élections de 2017, je vais voter pour un conseiller et un maire qui vont tenir compte de l'opinion de la population trifluvienne.

Diane Marcotte

Trois-Rivières

Le fluor et nos os

Comme je bois 4 litres d'eau par jour, et ce, médicalement calculé, l'ajout de fluor dans l'eau de Trois-Rivières m'a toujours interpellée. En apprenant que ce sera à la fin de l'été (septembre) que ce produit sera partie intégrante de mon eau, j'ai décidé d'aller voir ce qui en retourne de l'effet à long terme sur mes os de ce résidu des usines d'aluminium.

La surprise est de taille et plutôt troublante. Plusieurs recherches associent une augmentation de l'ostéoporose et du cancer des os à ce produit qui affecte entre autre l'assimilation du calcium. Je vous laisse vérifier les divers chiffres compilés sur Internet en cliquant sur «fluor et os».

Comme j'ai appris dans la vie que l'argent est sous-jacent à la très vaste majorité des décisions de nos dirigeants, je n'aurai qu'un choix: au moment du paiement des taxes municipales, envoyer les factures que j'aurai gardées après avoir soit acheté de l'eau ordinaire en bouteilles polluantes de 4 litres, soit envoyer les factures des filtres à durée limitée (300 $) que j'achèterai.

Je sais que ça ne changera rien à la décision de la poignée de personnes (environ 6-7) qui a dit oui à ce produit mais, au moins, j'aurai la satisfaction de montrer aux agentes de bureau qu'avant ce déversement de fluor je n'avais pas à dépenser pour acheter ce que je paie déjà par mes taxes.

Marie-Andrée Groarke

Trois-Rivières

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